Enquête sur le pain quotidien – La Vie

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L’Amitié – Parutions La Vie

Voici ma contribution à un numéro estival consacré à l’amitié, pensé sous la forme d’un abécédaire. Il m’a été confié les lettres I, U et V.

Pour la lettre I, je suis parti assister à un rassemblement de juifs et catholiques à Paray-le-Monial. Pour le U, j’ai rencontré les écoutantes bienveillantes du numéro S.O.S Amitié près de Paris. Pour le V, je suis parti à un grand rassemblement de bikers Harley Davidson à Tours. Merci La Vie !

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Nefs à neuf – Enquête La Vie – Juillet 2016

Voici une enquête sur la restauration d’églises. Comment s’y prendre, réussir son financement, sur quels organismes s’appuyer… Où l’on se rend compte que la mobilisation autour d’un projet est aussi importante que le résultat final.

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Châteaux chinois LE MONDE | 27.06.2016

Propriétaires de vignobles, Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, et l’actrice Zhao Wei, investissent dans la vente en ligne de crus bordelais. Leur cible : 700 millions d’internautes chinois.

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TEXTE

Les réceptionnistes du château de Sours, en Gironde, sont sur les dents. L’une d’elles, en blouse blanche, court après le visiteur : « Vous n’avez pas vu le panneau ? Nous sommes en plein chantier ! » La longue file de camionnettes d’artisans stationnées sur le gravier en atteste.

Le château et ses 80 hectares de vignes plantées sur le territoire de Saint-Quentin-de-Baron forment le premier des trois vignobles bordelais acquis en à peine six mois par Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, le champion du commerce en ligne en Chine. M. Ma est la deuxième fortune du pays.

« On ne sait jamais quand il va nous rendre visite, avance la réceptionniste. Il nous a demandé d’éloigner la presse, mais comment distinguer le client du paparazzi ? »

Lundi 23 mai, Jack Ma était à Bruxelles pour rencontrer le roi des ​Belges, Philippe, et annoncer l’ouverture prochaine d’une succursale européenne d’Alibaba. Dans la foulée, il signait le rachat de Château Pérenne, à Saint-Genès-de-Blaye, et de Château Guerry, à Tauriac, au magnat du vin français Bernard Magrez, pour 12 millions d’euros.

« Achat plaisir »

Dans le village lilliputien de Saint-Hippolyte, aux chemins embouteillés par les engins de chantier, règne la même agitation. C’est là que trône Château Monlot, un vignoble d’appellation Saint-Emilion, acheté en 2011 par l’actrice et réalisatrice Zhao Wei, grande amie de Jack Ma et mariée à Huang Youlong, un homme d’affaires singapourien.

A l’époque, la presse française saluait l’« achat plaisir » d’une artiste glamour, ignorant tout de ses ambitions décomplexées. En Chine, la star de Mulan (2009) et de Lost in Hongkong (2015) était pourtant décrite par la presse comme la « Warren Buffett du show-business », du nom du milliardaire américain qui a bâti sa fortune sur ses coups de flair légendaires. Du smartphone au lait de coco, 120 marques ont déjà utilisé la belle quadragénaire dans leurs publicités.

A l’été 2014, Zhao Wei et son mari, qui siège au conseil d’administration d’Alibaba, investissent 400 millions de dollars (351 millions d’euros) dans Alibaba Pictures, une énième étoile dans la constellation de Jack Ma, spécialisée cette fois dans la production de longs-métrages hollywoodiens et européens. Après seulement six mois d’une cotation boursière euphorique, le couple a doublé sa mise. Fin 2015, la star ajoutait à son palmarès le Château Senailhac, à Tresses, et ses 57 hectares de bordeaux supérieur.

Zhao Wei « veut plus grand »

Château Monlot, il est vrai, péchait par sa modestie : à peine 6,7 hectares de vignes engoncées entre une route départementale et une voie ferrée. Plusieurs dizaines d’ouvriers portugais s’y activent pour donner vie à une gigantesque demeure, avec tours et murs de pierre ocre, en lieu et place d’une plus modeste maison de maître. Château Monlot sera achevé en mai 2017.

Pour Bernard Lauret, maire de Saint-Emilion, « la Chinoise, très respectée ici, veut plus grand. Elle est en train de racheter des parcelles de vigne çà et là, toujours sur le territoire de Saint-Emilion, pour augmenter sa production. Elle devrait atteindre une vingtaine d’hectares très rapidement. Mme Zhao cherche une bonne assiette foncière ».

Un hectare de vigne à Saint-Emilion peut se négocier aujourd’hui jusqu’à 2 millions d’euros, rendant le retour sur investissement tout à fait dérisoire, sauf si l’acquéreur se dote d’une féroce stratégie commerciale.

Sur ​Senailhac et ses 57 hectares, Yves Blanc, 79 ans, vigneron et agent immobilier expert de la région, n’aurait pas parié grand-chose. « Je me suis dit que l’actrice ne voudrait jamais d’un domaine traversé par une énorme ligne à haute tension. Je n’ai pas osé lui proposer, ni à personne d’autre d’ailleurs », dit-il. Superstitieux, les Chinois redoutent les bâtisses plantées aux abords d’un cimetière ; mais ils ne s’embarrassent pas des pylônes électriques.

« De formidables commerçants »

Aujourd’hui, les bouteilles de Senailhac sont distribuées sur Tmall, le site de vente de produits de beauté, de mode et de gastronomie de Jack Ma, sous le nom de « Monlot Bordeaux ». Chaque étiquette est ornée du croquis du futur Château Monlot – pourtant situé à 30 kilomètres de Senailhac – et s’accompagne d’un autographe de l’actrice.

Sur cette boutique en ligne, proposée aux 700 millions d’internautes chinois, le chaland se laisse enivrer par le récit d’une star épicurienne, tombée amoureuse du travail de la vigne et du savoir-vivre français.

Les plus aisés opteront pour une bouteille de Château Monlot Grand Cru classé Saint-Emilion à 150 euros. Les autres jetteront leur dévolu sur le Monlot Bordeaux à 32 euros la bouteille, soit du simple bordeaux supérieur que l’ancien propriétaire vendait en son temps autour de 11 euros, sous le nom d’Excellence Senailhac. Du travail d’artiste…

Yves Blanc s’enorgueillit d’avoir été le premier à conclure une vente de vignoble bordelais à un Chinois. En 1997, il propose un saint-émilion, le Château Haut Brisson, situé à ​Vignonet, à Steve Kwok, un riche banquier hongkongais.

« Depuis, le profil de l’acheteur chinois a bien changé, constate l’agent immobilier. Je les trouve de plus en plus jeunes. Ils dorment trente-cinq heures par semaine et marchent avec un iPhone dans chaque main. Ils ont compris qu’ils devaient s’entourer des bonnes personnes pour monter leur vin en gamme [Zhao Wei a sollicité Jean-Claude Berrouet, l’ancien œnologue de Château Petrus] mais ils veulent surtout aller plus loin. Ce sont de formidables commerçants. »

« Salon du vin et de la bière en ligne »

En 2012, la Compagnie shanghaïenne du sucre, de la cigarette et du vin (SSCW) s’emparait de 70 % du négociant français Diva Bordeaux et lui promettait de favoriser la distribution des vins de Bordeaux en Chine. Quatre ans plus tard, les investisseurs chinois s’affranchissent des intermédiaires.

Toujours avec Jack Ma, et deux autres milliardaires, Zhao Wei vient de lancer Cellar Privilege, sa propre société de négoce. L’entreprise distribue les bouteilles d’une soixantaine de châteaux bordelais – parmi lesquels les quatorze propriétés de ses fondateurs – sur Internet. Ceux-là seront en première ligne pour le « Salon du vin et de la bière en ligne », annoncé par Jack Ma pour le 9 septembre.

Dans la grande salle de réception de Senailhac, mardi 28 juin, une centaine de petits ​producteurs doivent assister à une conférence inédite de Huang Ai Zhu, la responsable des « marchandises importées » chez Tmall. ​

Ce rapprochement opéré par Cellar Privilege pourrait permettre à ces vignerons de gérer leur propre boutique en ligne, à destination du marché chinois, et même du marché occidental. Début mai, l’entreprise chinoise tenait un stand à la Wine Fair de Londres. « Nous ne souhaitons pas dépendre entièrement du marché chinois. Les occasions de développement sont nombreuses au Royaume- Uni, aux Etats-Unis ainsi qu’au Canada », explique Sophie Baron, cadre de Cellar Privilege, formée en Asie.

« Pas de problème de banque »

A Grignols, à 75 kilomètres de Bordeaux, il y a deux mois, une autre quadragénaire chinoise ambitieuse, Mme Kuang, s’est elle aussi offert un petit domaine, le Château de Fontalem, pour près de 2 millions d’euros.

Le vendeur, Claude Renaud, a 94 ans. A l’hiver 1955, son père avait cédé le Château Couperie à l’avionneur Marcel Dassault, qui obtiendra plus tard son classement en Saint-Emilion Grand Cru classé. Soixante ans ont passé et c’est l’empire du Milieu qui, cette fois, frappe à la porte.

Dans le Bordelais, une vente de domaine sur deux se fait désormais au profit d’investisseurs chinois. « En six ans, nous avons vendu une ​dizaine de domaines à des investisseurs chinois. Certains aiment le vin, d’autres ont des capitaux à sortir du pays. Parfois les deux à la fois », observe Marie Destang, belle-fille de Claude Renaud, qui gère avec lui sa petite agence immobilière à Grignols.

Les Chinois, dit-elle, ont « de gros avantages : ils ont les moyens et pas de problème de banques. Par ici, elles sont très frileuses quand il ne s’agit pas de grands vins comme du Saint-Emilion ».

A Fontalem, pendant vingt-six ans, le dynamique nonagénaire, né au milieu des vignes, a lutté face à 40 hectares de terres indociles. Il a replanté des vignes sur 10 hectares, combattu le mildiou, retapé une bâtisse abandonnée et redonné vie au domaine, jusqu’à produire 60 000 bouteilles de bordeaux supérieur par an.

« Un chantier pha-ra-o-nique ! »

« Ce fut ma deuxième vie, après la retraite. Et en 2015, avec mon épouse, nous avons commencé à réfléchir à l’avenir, à notre vie d’après, explique l’ex-châtelain, qui boit un verre de vin à chaque repas. Mes deux fils [l’un écrivain, l’autre marin] avaient pris une autre direction, eux aussi sont âgés, et je me suis dit qu’il fallait vendre avant de perdre cette énergie nécessaire à l’entretien du vignoble. »

Premiers intéressés : « Des Français et des Belges. Mais vous savez ce qui les embêtait ? La distance. La propriété est à quarante-cinq minutes en voiture de Bordeaux. Ce sont des hommes d’affaires, des patrons, qui veulent installer femme et enfants dans le château. Or l’éloignement les rebute, surtout s’il faut scolariser les gamins en ville. »

Et puis Mme Kuang est arrivée : « Cette charmante dame est tombée amoureuse de la maison, de ses jardins ombragés, de l’étang mitoyen. “Un coup de foudre”, m’a-t-elle assuré. »

La femme d’affaires de Shanghaï, qui prospérerait dans l’hôtellerie et les cosmétiques, prévoit de faire halte à Fontalem juste quelques semaines par an, au moment des vendanges. « Mais elle promet des investissements très lourds. Les longs bâtiments servant à accueillir les barriques et les cuves vont être transformés en appartements de luxe pour visiteurs fortunés. Et elle fera creuser des souterrains pour y aménager des chais. Vous vous rendez compte ? Un chantier pha-ra-o- nique ! », s’enthousiasme Claude Renaud, qui va pouvoir enfin lever le pied. Cet été, il coulera des jours heureux dans sa villa de la Teste-de-Buch, à fumer son cigare vespéral en contemplant le bassin d’Arcachon.

Dans le Bordelais, il se murmure à présent que Li Wing-Sang, industriel de l’éclairage par diodes électroluminescentes (LED) et nouveau patron du FC Sochaux, le club de foot ​racheté à la famille Peugeot, lorgnerait le Château Saint-Georges. Un domaine de 45 hectares doté d’une fastueuse bâtisse du XVIIe siècle d’où l’on aperçoit la cité médiévale de Saint-Emilion.

Qu’importe si les héritiers ne sont pas tous d’accord pour vendre, l’homme d’affaires chinois est patient et se « contenterait » volontiers d’une participation… majoritaire. Une hypothèse que veut à tout prix écarter Jean-Philippe Janoueix, déjà propriétaire de trois châteaux, copropriétaire de celui- ci depuis trois ans et même son directeur depuis octobre 2015. « Si un jour certains actionnaires venaient à céder leurs parts, j’exercerais mon droit de préférence », prévient-il.

Jordan Pouille

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Reportage chez démineurs d’Arras (Juin – Society)

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DEMINEURS_33-page-005Juin 2016. Photographe: Stéphane Dubromel. Un immense merci aux démineurs d’Arras de nous avoir accueillis et à l’équipe de Society de nous avoir faits confiance.

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La Tribu des Rats à la Cité Chaillot

Pendant plusieurs années, j’ai eu la possibilité de documenter la vie de personnes logeant sous-terre, dans des abris de défense anti-aériens creusés sous la capitale dans les années soixante. Les Pékinois les nomment La Tribu des Rats. Ils seraient plus d’un million de résidents, travailleurs migrants pour la plupart. Cinq photos rejoignent cette exposition de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, à Paris, intitulée “Habiter le campement”.

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http://www.citechaillot.fr/fr/expositions/expositions_temporaires/26192-habiter_le_campement.html

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Dans le nouveau camp de Grande Synthe

Le nouveau camp, aux normes humanitaires, est installé. 1500 migrants y vivent enfin au sec. Les enfants vont à l’école, celle ouverte sur place par des volontaires. Les grands jouent au foot ou déambulent dans le supermarché mitoyen. Avec une bâche, quelques planches, les 300 cabanons sont customisés, rallongés. Ici on ajoute un salon de coiffure. Là, un petit commerce de tabac. Ce qui n’est pas sans rappeler le Jungle calaisienne, la présence policière en moins.

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Le Snack Show

Hier après-midi, avec un ami, j’ai déambulé au Snack Show, ce salon de la Porte de Versailles consacré au “marché du snacking et de la consommation nomade”. Au pavillon 3, les stands rendent hommage au sandwiches, aux cookies et à la pizza réchauffée. Fascinant de constater à quel point cette industrie agro-alimentaire a développé le créneau du “comme à la maison”. Pas un exposant qui n’échappe à ces formules rassurantes: “les bonnes recettes”, “home made”, “le gâteau de mamie”, les “sandwichs de Jules”, les “salades de Nathalie”, “les muffins de la ferme”. Bref, j’ai reniflé des pâtisseries industrielles encore plus artisanales que celles de mon pâtissier, des ‘fonds tomatés’ pour pizzaiolos pressés, du kebab en broche précuit, des macarons prêts-à-remplir,… tendus par des gens radieux, en chemise à carreaux et tablier marron. Génération ‘Michel et Augustin’ ?

Précisons au passage que la pizza se porte très bien en ces temps de baisse du pouvoir d’achat. Notre pays est son deuxième marché mondial, derrière les Etats-Unis. Le Français dévore plus de pizzas que son voisin italien ! 220 000 pizzas surgelées Buitoni sortent chaque jour d’une usine des ‘Hauts de France’. Une pizza Buitoni se vend toutes les 2 secondes dans l’Hexagone.

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Co-working à Saint-Ouen

Je re-découvre les joies d’un bureau partagé avec des confrères et consoeurs journalistes/photographes. Le lieu s’appelle “Les Mains d’Oeuvres”, à Saint-Ouen.

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Manifestation contre la Loi El Khomri #travail

MVI_7092 People gathering on Place de la Republique to protest against the Loi du Travail

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