Reportage La Vie – Jeudi 10 avril

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RIP monsieur Sergeant

Hier, j’ai assisté à une belle cérémonie du souvenir, en hommage à monsieur Jean Claude Sergeant, le fondateur de mon Masters de journalisme anglophone à La Sorbonne. J’ai été ému et heureux de voir ses nombreux collègues et amis se succéder au pupitre du Grand Amphithéâtre de la rue Ecole de Médecine pour se remémorer les bons moments partagés. Jean Claude Sergeant était un homme extrêmement cultivé, exigeant avec lui-même et ses étudiants. Son humour et son accent si britannique n’avaient d’égaux que sa générosité. Il fut un pilier du département des études anglaises de La Sorbonne et le garant d’une conception noble du journalisme. Sans doute l’aviez vous déjà entendu à la radio ou lu dans Le Monde Diplomatique. Jean Claude Sergeant était régulièrement sollicité pour son expertise sur la société britannique tout comme sur l’empire médiatique du magnat australien Murdoch.

La photo ci-dessous date d’il y a un an. Notre promo avait choisi de se retrouver pour un pot de l’amité, dans un pub de Bercy-Village. Monsieur Sergeant avait pris sa retraite mais il était parmi nous, très curieux de savoir ce que nous étions devenus. En cadeau, il avait apporté un trombinoscope de l’époque, où s’alignaient nos visages innocents. Rest in Peace Sir.

jean claude sergeant 2013 repas promo DESS

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10 ans

Je viens de récupérer ma nouvelle carte de presse. La première datait de 2005, lorsque j’étais à Var-Matin, à la locale de Fréjus / Saint-Raphael. Dix ans ont passé. Je suis heureux du chemin parcouru, de tant de rencontres et de souvenirs, mais je ne peux m’empêcher d’avoir un léger pincement au coeur. Je n’ai toujours pas décroché de cdi ! A chaque jour suffit sa peine, dit le proverbe. Alors on continue…

carte de presse sample 2014 jp

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Coastal fishing in Southern Vietnam (work in progress)

jordan pouille sud vietnam fishing project

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Qinhuangdao, la ville qui mise tout sur le charbon

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Les Pékinois suffoquent de l’air vicié, les villes chinoises sont englouties par la pollution. Mais si la deuxième économie mondiale a promis de diminuer sa dépendance au charbon, sur le terrain, les faits sont têtus. Reportage dans le premier port houiller de Chine qui vit pour et par le charbon.

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Chronique d’une démolition annoncée

La vie qui bascule sournoisement. Trois fois rien. Une petite affiche collée sur un mur de briques, hier soir. Ce matin, plusieurs centaines de Pékinois apprennent que leur quartier va être rasé, qu’ils vont bientôt être expulsés. Ce midi, j’en ai vu qui discutaient, haussaient la voix devant l’affichette avant de soupirer et s’en aller. Un par un ils vont devoir se présenter à un bureau de Pékin, certificats de résidence sous le bras, pour connaitre le montant des indemnités compensatoires.

Quelques irréductibles feront jouer la montre pour tenter d’augmenter l’obole, d’autres au contraire se presseront pour espérer un traitement de faveur des officiels locaux.

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Coincés entre la tour cuivrée Reignwood – le club des milliardaires fondé par le patron de Red Bull en Chine – et les tours jumelles LG, ces riverains si proches de l’avenue Chang’an Jie se savaient en sursis dans leurs petits immeubles décatis. Lei et moi avons vécu dans un lotissement mitoyen, derrière le Marché de la Soie, au sommet d’un bâtiment identique évacué en décembre dernier.

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Dans leur lotissement, j’avais mes habitudes. Ce midi encore, sur un bout de trottoir, j’y ai englouti un bol de nouilles à 10 yuans, préparé par une grand mère que j’appelle “Mama Zhongguo” (Maman Chine) pour amuser la galerie. Elle garde toujours une saucisse knacki dans sa poche de tablier, qu’elle offre à mon chien.

Ses clients sont des ouvriers, des vigiles, des voituriers, des hôtesses d’accueil qui s’attablent dès 11h. L’un d’eux a une fille unique rentrée de trois années d’études au Canada. Alors quand on se croise, il lui téléphone et me passe son appareil pour que je lui tienne la conversation.

Aujourd’hui, Mama Zhongghuo n’était pas d’humeur festive…

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L’inconnu qui aimait le français

A peine ai-je eu le temps de m’asseoir qu’il s’est présenté à moi. “Bonjour cher monsieur, vous parlez français?”. Il en a de la veine. J’étais le seul étranger du café et j’aurais pu être américain ou russe. Un gros bonhomme patibulaire à la peau brune et la démarche pataude. Du genre à surveiller l’entrée du lotissement de Liu Xia.

Je l’invite à me rejoindre. Deuxième question: “Avez-vous votre certificat de résidence?”. Etrange. Après explications, je comprends qu’il dépanne de temps en temps les fonctionnaires de son commissariat de quartier, près de la station de métro de Shuangjing. C’est lui qui imprime les certificats de résidence, fins comme du papier à cigarette.

Hu est un vieux garçon cinquantenaire qui s’apprête à rendre visite à sa mère, âgée de 80 ans. Il me montre sa photo sur son téléphone portable. Une dame fine, en tenue traditionnelle au pied d’un arbre en fleurs. Son père est décédé il y a quatre ans. Il était ingénieur chez un fabricant de grues, au Nord de Pékin.

Lui a appris la langue de Molière tout seul, en autodidacte, grâce, dit-il, à la radio qu’il écoute chaque soir religieusement ! Sans doute les fréquences francophones de la Zhongguo Guoji Guangbo, l’équivalent de notre RFI. Il aurait pu apprendre le coréen, le suédois mais il a choisi le français. ““Notre Dame”, “La Tour Eiffel”, “La Seine”… La France est un beau pays, sa langue aussi”. Il parle lentement. Insiste sur chaque syllabe, les intonations.

Il ne côtoie pas d’expatriés français à Pékin mais se fait parfois plaisir en allant casser la croute au Maxim’. “Mais je vais vous dire. Même le chef ne parle pas français. Ils font croire mais c’est un mensonge. C’est 100% chinois ” dit-il après avoir regardé par dessus l’épaule.

Il me demande mon travail et je lui tend ma carte de presse chinoise, avec “La Vie” marqué dessus. Il entonne une chanson de sa voix puissante et roque. Les clientes du café le regardent, en fronçant des sourcils. Personne visiblement ne connait Michel Fugain. “Chante la vie chante, comme si tu devais mourir demain…”.

Son téléphone sonne. C’est sa mère qui le réclame. “Vous connaissez la schizophrénie. C’est une maladie reconnue en France, pas en Chine. C’est bien dommage“. Il y avait beaucoup de raffinement chez cet homme malgré son allure balourde.  Et cette aptitude à provoquer les rencontres, sans se formaliser. Comme aujourd’hui, au Starbucks de Quangqumen.

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La foi du Tigre du Pays

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Son prénom, c’est deux mots: “pays” et “tigre”, alors appelons Tigre du Pays. C’est un jeune homme au regard bienveillant, bâti comme un colosse. Nous nous sommes glissés dans son séminaire un peu sans prévenir, sur la recommandation d’une religieuse chinoise dont le frère est étudiant à l’Université catholique de Louvain (j’ai grandi près de la frontière franco-belge, ça crée des liens!).

Tigre du Pays a revêtu son plus beau costume pour que je puisse le photographier comme il le souhaitait. Puis il nous a présentés son quotidien, ses six années vécues dans ce séminaire catholique. Sa foi est née en 1998, quand sa mère souffrait atrocement. Cet enfant de paysans sera prêtre l’an prochain. Il espère rejoindre l’église d’un petit village dans les montagnes qui surplombent Xingtai.

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Shijiazhuang, Hebei, China.

jordan pouille gare shi

jordan pouille 08 mars 2014(photos: Jordan Pouille – Samedi 08 mars 2014)

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Xiao Sun, de Nantes au détroit de Bohai

Xiao Sun a troqué sa combinaison et son casque jaune pour une veste en daim, un pantalon noir et des souliers de la marque« Playboy ». Son navire, le Binhai 511, est à quai pour la nuit. Avec ses camarades, il a prévu une virée dans un karaoké de BeiDaihe, une station balnéaire mitoyenne. Le trentenaire est ingénieur et travaille dans le détroit de Bohai à la recherche de pétrole. Il doit cet emploi respectable à des études réussies de prospection sismique et un diplôme à l’Ecole Centrale de Nantes, décroché en 2008. Il ricane : « Si le gouvernement nous le demande, nous irons peut être un jour en Mer de Chine méridionale », tout près des Iles Diaoyu/Senkaku, à la souveraineté disputée. Les plateformes offshore de Bohai ne sont pas d’une rentabilité affolante : « Le pétrole y est de mauvaise qualité, coûte très cher à raffiner et les Chinois dépensent des fortunes pour des voitures haut de gamme, aux moteurs de plus en plus exigeants».

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