Rebondir… à tout prix?

Hier je rencontrais un bénéficiaire du dispositif “500 000 formations” lancé par F. Hollande en janvier dernier. Un plan destiné à sortir les chômeurs longue durée de l’impasse. Ce monsieur vient d’intégrer une école prestigieuse, pour un cursus de 10 mois. Il a 61 ans, est inscrit à Pole Emploi depuis bientôt 15 ans.  Deux semaines avant la formation, il recevait un email de son conseiller l’invitant à s’inscrire. Ce qu’il fit.

“En 15 ans de chômage, je n’ai jamais refusé une seule offre de Pole Emploi” insiste-t-il. “Mais j’avoue que je ne cherche plus vraiment “. À son âge, Jean ne se berne plus d’illusion. “L’emploi pour lequel je suis qualifié ne figure pas dans les offres de l’ANPE. Cela passe par d’autres outils. Des sites spécialisés ou des cabinets de recrutement qui ne prendront jamais le risque de proposer des candidats âgés à leurs clients. Dans l’industrie digitale, à partir d’un certain âge, nous devenons invisibles”.

Jean était informaticien à la SNCF, a démissionné fin 2010 pour tenter autre chose mais n’a jamais pu retrouver de travail stable. Il vivote avec 462 euros du RSA, occupe le logement familial (hérité) et a fini de rembourser son emprunt immobilier, lui permettant de louer un studio à un étudiant. “J’approche le Smic et ça me va” dit-il. Musées, salons, expositions, conférences, portes-ouvertes: la vie à Paris lui offre une profusion d’activités gratuites pour occuper ses journées. Il a saisi cette formation, non pas comme une chance de retourner sur le marché du travail, mais comme un moyen de se sociabiliser. “Avant je pouvais rester devant la télé ou sortir, sans faire de priorités. Là, j’apprends à mieux organiser mes journées. Si cette formation me fatigue trop, j’arrêterai. Je suis entouré de jeunes ici, qui enchainent les journées de douze heures… Mais le redbull, très peu pour moi”.

Posted in politique | Leave a comment

Entretien avec Huang Yong Ping

Pour l’Atlas des Empires, n°18 (La Vie / Le Monde), je suis allé interviewer l’artiste chinois Huang Yong Ping, chez lui à Ivry sur Seine. L’homme est arrivé en France en 1989.  Il avait importé le dadaïsme en Chine et se distingue aujourd’hui par ses créations monumentales. Cette année, avez-vous peut-être découvert son installation monumentale au Grand Palais. 300 conteneurs, une carcasse de serpent géante et un bicorne napoléonien tout aussi colossal: l’ensemble baptisé “Empires” exprimait le nouvel ordre du monde, selon Huang Yong Ping.

Empires couverture atlas

Huang Yong Ping sept 2016 jp

Posted in politique | Leave a comment

Sans-abri à Paris

Ils vivent et dorment sur un carré de mousse, sur le trottoir, devant une station Autolib. Nous sommes aux abords du métro Plaisance, dans le paisible XIVe arrondissement de Paris.  Un mini-poste de radio diffuse les tubes de Rihanna, une assiette blanche est posée sur le macadam, saupoudrée de monnaie cuivrée. Il fait frisquet. Bibi arbore un pull-over élimé, une coupe à la garçonne, de beaux yeux verts sur un visage très rond. Dodo porte une casquette Mercedes, une barbe blanche sur une peau sèche et rouge. Dès le matin, cramponné à son fauteuil roulant, Dodo sirote son rosé. L’homme a perdu sa jambe droite dans un accident de RER en 2010 “après une bousculade”. Pour calmer la douleur, il prend des cachets d’aspirine, “mais de la forte, codéinée à 400 mg”. Même s’il ne marche quasiment pas, Dodo nous montre cette prothèse qu’il garde sous le genou en permanence, même la nuit. “Il y a de la choure parfois, c’est un peu risqué de l’enlever”.

Les deux amis – peut-être sont-ils en couple – goûtent peu aux hébergements pour sdf. “Souvent les types du Samu social s’arrêtent ici et me proposent une place en foyer d’urgence. Ils sont bien gentils c’est vrai, mais j’ai tellement de sacs à trimballer, de la nourriture. Si je veux retourner faire la manche, comment je fais?”

Un grand échalas aux cheveux bruns est assis derrière, sous un arbre et nous observe en silence. C’est Nouri. “Attention, moi je ne vis pas dans la rue. Mais j’ai du temps libre, alors je viens partager du tabac à rouler, une bière, avec Dodo et Bibi. Et je mets des tartes à ceux qui leur manquent de respect”. Me voilà prévenu. Nouri propose de couper un peu leur matelas, en arrondi. Afin qu’ils puissent tenir dans la tente “duo” de Dodo, celle qu’il faudra bientôt sortir avec l’arrivée du froid.

Bibi s’attarde sur une rencontre désagréable, qu’elle n’attendait pas. “Tout à l’heure, une dame qui marchait vers l’hôpital Saint-Joseph s’est arrêtée devant mois. Elle répétait qu’elle avait été alcoolique, toxico même, et qu’elle s’en était sortie. Elle m’a engueulé parce que j’avais une bière à la main, et une cigarette. Elle disait que je ne voulais pas m’en sortir, qu’elle avait des billets de dix dans la poche mais qu’elle ne me donnerait rien. Elle parlait toute seule, sans s’arrêter. Je crois que cette dame avait juste envie de se défouler”. Bibi, son moment préféré, c’est le mercredi, à 11h. “C’est l’heure de la Mobil’douche. Je prends une douche chaude dans un camping-car tenu par des bénévoles, une dame me donne des protections et on papote pendant une heure”.

La question qui tue: j’ai finalement demandé pourquoi Dodo dormait dans la rue. Il a soupiré. Puis il m’a expliqué qu’il avait trois assistantes sociales et qu’aucune n’était fichue de lui donner une pièce à lui. “Alors que je vois des familles arriver de l’étranger et s’installer ici, sur un trottoir avec leurs gosses. Une semaine plus tard, la mairie leur trouve un appartement, comme ça. C’est incompréhensible” lance-t-il, amer. Dodo a une fille à Lorient. “Elle vit bien, je ne veux pas l’embêter. Et puis ça serait trop compliqué pour moi d’aller là-bas. Faudrait que je récupère des papiers, tout ça…”.

Posted in politique | Leave a comment

Certifié conforme

twitter_verified_account_logoIl y a quelques jours, ce petit logo est apparu sur mon profil Twitter. Cela signifie que mon compte est authentique. C’est une bonne nouvelle car il me permet de me dissocier d’un autre “Jordan Pouille” apparu récemment sur le réseau social. Cet homonyme est, à l’évidence, militant d’un parti politique. Mes tweets, eux, sont je l’espère, plutôt d’ordre journalistique. J’y mets des informations, des liens vers des lectures intéressantes – de la presse française ou internationale, des images. Mais jamais de parti pris.

Posted in politique | Leave a comment

De la jungle de Calais au maquis cévenol

Voici un extrait de mon récent reportage chez de jeunes boulangers ayant fait le choix de s’installer à la campagne, dans des villages où les commerces ont disparu. Ici, la rencontre avec Najib Nasary, passé de la jungle de Calais au maquis cévenol. L’exemple concret d’une intégration réussie, au delà des espérances.

« Je fais un pain d’un kilo, qui tient six jours, et tout le monde me l’achète. Je n’ai jamais eu d’invendus. » En chapeau de paille et survêtement, Najib Nasary, 29 ans, a conquis son bout de Cévennes. Cet Afghan, ancien migrant passé par la jungle de Calais, est devenu le premier boulanger de Soudorgues (Gard), paisible village de 300 âmes, qui fourmille d’entrepreneurs : 32 très petites entreprises (TPE) y sont installées, du menuisier-ébéniste à l’apiculteur en passant par le guide de montagne pour randonneurs malvoyants. Un patron de Neuilly-sur-Seine y a même domicilié le siège de son agence de pub, « par solidarité ».

Najib tient son fournil près d’un temple protestant et d’une école dont la classe unique rassemble des élèves de la maternelle au CM2. Il vend sa production dans une supérette dont la marge est dérisoire et où des bénévoles tiennent la caisse. Soudorgues est un savant dosage de résidents secondaires, de néoruraux utopistes, d’artisans courageux et de vieux joueurs de boules votant Front national tout en formant leur boulanger à la pétanque. « C’est un village où l’on aime prendre des initiatives, il n’y a jamais personne pour vous freiner », revendique Jean-Louis Fine, cet adjoint qui héberge Najib. En 20 ans, le village a inversé son ratio de résidents, avec 130 habitations principales et 80 secondaires.

 Najib Nasary est un Pachtoun d’Afghanistan. Il agrandi à Djalalabad, une ville prise par les talibans en 1996. Son père a péri dans un bombardement de la coalition occidentale. Sa mère est morte de chagrin. Neuf mois de marche périlleuse à travers l’Europe ont mené cet enfant unique jusqu’à Paris, puis Calais. « Je me suis installé dans la jungle parce qu’on m’avait dit qu’il y avait beaucoup d’Afghans. Mais, contrairement à eux, je ne voulais surtout pas rejoindre l’Angleterre. »

Dans la jungle, Najib s’est lié avec des bénévoles de l’association Salam, ses premiers amis français. Le 22 septembre 2009, un démantèlement musclé du camp le fait rejoindre Nîmes menotté. Il se retrouve enfermé dans un centre de rétention administrative, aux côtés d’une quarantaine de compatriotes. Un vice de forme – l’absence d’interprète – lui offre un sursis. L’église Saint-Dominique propose le gîte. Le temple protestant de la Fraternité sert les repas. Puis direction Lasalle, dans les Cévennes, où les Afghans côtoient les habitants, participent à des randonnées et à des animations. Le village, indocile, reste fidèle à sa réputation. Pendant la guerre, 15 Justes lasallois avaient accueilli des familles juives. Cet été, le village projette le film anticapitaliste Merci patron !

Najib se retrouve finalement à Soudorgues, un peu plus haut. « Il a montré sa chambre à ses camarades, s’est senti à l’aise tout de suite », relate Wicki Gerbranda, compagne de Jean-Louis. Débouté de sa demande de droit d’asile, il finit par obtenir un titre de séjour d’un an renouvelable, appuyé par une pluie de promesses d’embauche. Un habitant lui offre une Mobylette pour se rendre à Alès, où il décroche son CAP de boulanger. « Je dois beaucoup à mon professeur, Fabrice Hardy », dit-il tout en manipulant la pâte avec dextérité. « J’ai ferraillé pour que Najib ait une démarche exemplaire, obtienne un diplôme. Sans celui-ci, avec un simple titre de séjour, il aurait été trop vulnérable », martèle Jean-Louis Fine.

Son affaire tourne. Najib met même de l’argent de côté. « Il y a six mois, j’ai obtenu mon permis de conduire, et je peux désormais livrer mon pain moi-même. » L’an dernier, il est allé retrouver sa tante, dans un camp de réfugiés au Pakistan. Conformément à la tradition, elle lui a présenté l’Afghane qui lui est promise. « J’espère l’accueillir bientôt. Elle aime beaucoup la nature, nous serons très bien ici. » Ce samedi soir, après avoir enfourné des dizaines de pizzas pour les villageois, le boulanger de Soudorgues se roule une cigarette, ingurgite un litron de jus d’orange et raccorde un haut-parleur à son smartphone gorgé de pop indienne.

najib n jordan pouille 2016najib n cevennes jordan pouille

Posted in politique | Leave a comment

De Paris à Zagreb, par les petites routes

Capture d’écran 2016-10-16 à 00.49.32

Lei et moi venons de boucler un périple en voiture, oh pas très grand, trois semaines. J’avais besoin de me rafraîchir l’esprit, de me libérer un peu d’Internet et ses réseaux sociaux de plus en plus monotones car désormais bâtis sur nos intérêts/goûts/attentes, voire même de croiser des gens n’ayant pas été contaminés par la polémique étouffante du burkini.  Nous avons quitté Paris pour la Croatie en passant par l’Allemagne, l’Autriche et la Slovénie. Avec un retour par la Slovénie de nouveau, puis l’Italie. J’ai eu un coup de foudre pour la Slovénie, que je n’imaginais pas du tout ainsi.

Voici un billet de rencontres, de choses contemplées. C’est en vrac. Pour l’instant. J’enrichirai ce billet au fur et à mesure.

slovenie kranjka gora

IMG_20160829_165255

La pudeur de Stojan et son fils Stefan. Ils sont paysans, producteurs de lait et yaourts. Ils ont 24 vaches, trois beaux chevaux et un champ de pommiers. La femme de Stephane est serveuse dans un pub à Bled, près d’un lac grandiose. Les deux hommes se sont lancés dans le circuit court, en fournissant des marchés, des hôtels, restaurants et mêmes des distributeurs automatiques. Note pour plus tard: il faut absolument que je retourne à Kranjska Gora, près de la frontière avec l’Autriche.stojan stefanPlus loin à Lubiana, via Airbnb, nous avons loué l’appartement d’un coach sportif, également mannequin pour Dacia.

A Eracléa, à une cinquantaine de kilomètres de Venise, où nous faisons halte pour déjeuner. Le taulier du Chinaski Musik Pub, un bistrot à la gloire de rock, nous sert deux plats délicieux. Au comptoir soixantenaire élégant, au polo bleu clair avec un col relevé, nous offre nos consommations. Puis s’avance lentement, avant d’entamer la conversation. Gianduccio parle anglais. Il était le médecin du village pendant trente ans, spécialiste des veines et des phlébites. Il vient de prendre sa retraite et nous raconte sa nouvelle vie, à Dubai, Emirats Arabes Unis. Au printemps il y a rejoint son gendre chirurgien esthétique, “jeune et formé à Londres”. Epaulé par un investisseur local, cet homme a inauguré une “clinique italienne”: un centre médical privé plutôt destiné aux femmes, avec du personnel médical exclusivement italien, apparemment gage de qualité. “Moi, je vais me charger du diabète. Dans le Golfe, les gens mangent très sucré, figurez vous. Mon gendre s’intéresse aux jeunes couples pour qui les yeux, le nez sont très importants”. Marco pense que sa clinique sera un réussite. “La ville compte beaucoup de médecin égyptiens, syriens, indiens mais ils n’ont pas vraiment le niveau”.

(photo smartphone)

(photo smartphone)

Crémone, en Lombardie, est la capitale mondiale du violon depuis la Renaissance. C’est là qu’est né le créateur du fameux Stradivarius. Dans une ruelle, Lei et moi avons rencontré monsieur Rhee. Ce Sud-coréen a quitté son pays pour apprendre le métier de luthier et ouvrir son propre atelier. Monsieur Rhee fabrique trois instruments par an, à partir de bois d’érable, principalement. (Photo: JP)

luthier jordan pouille

Sur la plage des Esclamandes, quartier de Saint-Aygulf, à Fréjus, j’ai d’abord salué deux jeunes femmes et un homme tatoué, tous portant le t-shirt noir des Sea Sheperd, cette ong lancée par le charismatique justicier des mers Paul Watson. Assis sur la même serviette rose, ces trois-là ne m’ont pas répondu. Peut-être se prennent-ils pour des Hells Angels. J’ai marché deux pas de plus pour rencontrer Florence, 40 ans et salariée chez UPS. Elle est l’un(e) des bénévoles varois qui, depuis le 22 juillet, se relaient pour surveiller une petite cloche grillagée posée sur les 80 oeufs qu’une tortue femelle a déposés un beau matin sur ce bout de plage de Saint-Aygulf. Certes, nous sommes à côté d’une discothèque en plein air et d’un loueur de jetskis… le sable vibre, littéralement: il y a des endroits plus sereins pour venir pondre ses oeufs. A partir de 19h30 et jusqu’au lever du soleil, c’est un vigile en uniforme qui prend le relais. Assis sur sa chaise en plastique, payé pour un mois par Véolia, le colosse veille à ne pas entrer dans le champ de vision de cette caméra infra-rouge rotative installée par des scientifiques et censée épier le moindre mouvement de coquille. Le gardien, comme les bénévoles en journée, prend la température du sable toutes les deux heures. Et éloigne les prédateurs. L’éclosion est imminente.

saint aygulf tortues

(photo smartphone)

Hasta la vista.

Posted in politique | Leave a comment

Grande nouvelle: Li Xue a obtenu son hukou !

li xue au travail

A 23 ans, Li Xue – cet enfant surnuméraire ayant, comme des millions d’autres, grandi sans identité parce qu’en infraction avec la loi sur l’enfant unique – vient d’obtenir ses papiers, une existence légale ! Ce qui l’autorise à ouvrir un compte en banque, accéder aux soins hospitaliers, étudier, travailler légalement, se faire vacciner, passer son permis de conduire… et même se marier. Li Xue m’a appris la bonne nouvelle le 18 septembre, via la messagerie WeChat. Son premier voyage fut un séjour à Tianjin avec le numéro de sa carte d’identité inscrit ostensiblement sur son ticket, qu’elle photographia. J’imagine qu’elle avait une grosse pensée pour son père, décédé récemment, et dont le combat fut cette reconnaissance d’une existence légale pour Li Xue.

Il y a longtemps, j’avais promis à Li Xue de lui faire découvrir la France le jour où elle aurait un passeport et l’envie de voyager si loin. Elle ne l’a pas oublié ;) et je commence à réfléchir. Peut être monter une collecte pour son vol, son visa si de belles âmes veulent également se joindre à moi. Vos suggestions sont les bienvenues.

li xue rue

Avec Li Xue et sa grande soeur Li Bin:
li xue li bin jpVous pouvez vous familiariser avec le combat de Li Xue, en lisant Le Tigre et le Moucheron (Arènes, nov. 2014), écrit par votre serviteur. Ou revoir le superbe documentaire de Marjolaine Grappe, diffusé sur Arte l’an dernier.

Posted in chine, politique | Tagged , , | Leave a comment

La douceur du Haïku – La Vie hebdo

Parution 15 septembre 2016 – Ce qui me réjouit particulièrement ici, au delà de la découverte réjouissante du livre de Pascale Senk, c’est d’avoir pu illustrer mon papier avec une photo prise à Cinque Terre, Italie, lors d’une randonnée au tout début du printemps. J’étais, ce matin-là, émerveillé par le paysage qui s’offrait à moi et à ce pêcheur solitaire.

art du haiku

Posted in japon, politique | Tagged , , , , | Leave a comment

Les drones sont lâchés ! QG magazine (print & online)

Pour l’édition papier, un article court qui rappelle ce qu’est le quadicoptère immersif:

drone GQ jordan pouille

Pour le site, j’ai assisté à compétition internationale près d’Aix en Provence et rédigé ce reportage (texte et photos). Un grand merci à Alexandre Lazerges pour sa confiance et à toute la communauté des pilotes FPV .
http://www.gqmagazine.fr/culture-web/hi-tech-story/articles/une-drone-de-course-sur-les-champs-elysees/45782

Posted in reportage | Tagged | Leave a comment

Enquête sur le pain quotidien – La Vie

boulangers jordan pouille jordan pouille boulangers cedric colin
3703_010-019_L-page-003
jordan pouille saint priest des champs
entretien eric kayser jordan pouille chine

Posted in economie, la vie, reportage | Tagged , , , , , | Leave a comment