Parution La Vie – Chez les derniers habitants du Mont-Saint-Michel

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Parution – Le Monde – Reportage – Les Chinois du Loir-et-Cher

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Parution – Le Monde – Reportage à la maison d’arrêt de Tours #canicule

La canicule en prison : « A un moment, j’avais les étoiles qui montaient »

A la maison d’arrêt de Tours, où le thermomètre affichait 40 °C vendredi, détenus et surveillants tentent de faire face à la chaleur dans une prison en sureffectif, mais où la climatisation a enfin investi les parloirs.

Par  Jordan Pouille

Il fait 40 °C aux abords de la maison d’arrêt de Tours, édifiée en plein centre-ville. Les grillages qui rehaussent les murs de son terrain de football sont sertis de pochons multicolores, autant de projectiles jetés depuis la rue de la Prévôté mais ayant raté leur cible. Sous bonne escorte, on traverse le parloir dont les six cabines sont, depuis vendredi 28 juin au matin, dotées de la climatisation. « L’été, tout le monde suffoquait et des mamans n’amenaient plus leurs enfants à cause de ça, dit un surveillant, avant d’enfiler ses gants de palpation. La fraîcheur, c’est le meilleur moyen pour baisser la tension. » 

Construite en 1934, la prison compte 112 cellules avec lavabos, réparties sur trois niveaux. Les portes sont en chêne massif d’un côté, en fer de l’autre. « Nous sommes en sureffectif, vous ne trouverez que des lits superposés de deux ou trois niveaux. Mais, au moins, il n’y a pas de matelas au sol », prévient Christophe Tribouillard, capitaine pénitentiaire et adjoint au chef d’établissement. Jusqu’à cette année, à part celles réservées aux huit mineurs, aucune cellule ne comptait de prise électrique en dehors d’une sortie pour le téléviseur. Les nouvelles prises, actuellement en cours d’installation, vont enfin permettre aux détenus d’y brancher un ventilateur ou un frigo de location. Depuis le début de l’épisode caniculaire, les prisonniers les plus âgés ou chétifs ont été déplacés dans les cellules du rez-de-chaussée, là où il fait plus frais. Berevan*, 67 ans dont quarante-six en France, en fait partie. Ce Kurde râle sur ses appareils auditifs toujours sous scellés puis embraie sur la canicule. « J’ai mis une serviette trempée à la fenêtre car le soleil cogne dur dès midi. Mais on ne va pas se plaindre. Là d’où je viens, aux portes du désert, c’est la canicule de mars à novembre. »

« La coursive, l’un des rares endroits où l’on respire ces temps-ci »

Igor, incarcéré depuis un an dans l’attente de son jugement, travaille à la maintenance contre quelques euros. Les gardiens le sollicitent pour un robinet cassé, une poignée branlante ou un coup de pinceau. « Comme je n’aime pas aller en promenade dans la cour, ce job me permet de sortir et de passer du temps dans la coursive, le long des cellules, un des rares endroits où l’on respire ces temps-ci. »L’homme partage 9 mètres carrés avec un détenu plus âgé. « Je lui ai laissé le lit du bas, un peu plus frais. » Il se tourne vers Nelson Francomme, le chef des détentions :

« Chef, je sais bien qu’on n’est pas là pour rigoler, mais à travers la grille de ventilation on ne sent rien, aucun air ne circule. Moi, je fais du diabète, alors hier, pendant un moment, j’avais les étoiles qui montaient ? 

— C’est peut-être bouché, on va regarder ça », lui répond le fonctionnaire pénitencier.

Dans la cour, rares sont les détenus à faire des pompes ou les cent pas : la plupart rasent les murs pour embrasser l’ombre du préau. Contrairement à la maison d’arrêt de Blois, celle de Tours n’offre pas de brumisateur. Alors on laisse un robinet couler, pour créer une pataugeoire et rafraîchir un peu cette dalle de béton. Ce soir, comme à midi, chaleur oblige, chacun mangera un repas froid.

En quittant la maison d’arrêt, on croise un dernier gardien, délégué syndical SPS (Syndicat pénitentiaire des surveillants). « Vous pourrez écrire que cela fait des années qu’on demande à l’administration un vrai attirail pour empêcher les colis projetés depuis la rue. Les jeunes, dans la cour, ils se font la courte échelle pour les récupérer. Quand on est cinq et qu’ils sont quarante, on ne peut pas faire grande-chose. » Son collègue abonde : « L’autre jour, j’ai trouvé une pince coupante. On est même tombé une fois sur de la coke. Mais c’est surtout du cannabis. La fumette sous 40 °C, c’est jamais très bon. »

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/06/29/la-canicule-en-prison-a-un-moment-j-avais-les-etoiles-qui-montaient_5483188_3224.html?fbclid=IwAR2ksv7JrX7BZCb4gziXIBwXh6z1tOf-EkXpZ_qdA8OzmyzKygPzQPqD01g 

 

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Parution – La Vie – Déambulation au Clos Lucé

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Reportage La Vie – A Reims, une reconstruction vertueuse

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Reportage Le Monde – Do you, do you Villebarou

Ce dimanche, c’est guinguette à la cafet’ ou comment une cafétéria de supermarché tente de détrôner le Balad’jo de Romorantin, dernier ‘dancing’ du Loir-et-Cher. Merci au Monde d’avoir cru en mon sujet à-priori-loufoque-mais-en-fait-pas-du-tout et d’avoir déplacé un (excellent) photographe.

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Reportage Mediapart – Dans le Loir-et-Cher, les «gilets jaunes» pleurent l’un des leurs, mort au travail

Figure locale des « gilets jaunes », le chauffeur de poids lourds David Beaujouan est décédé tragiquement sur le parking de la plateforme logistique d’Amazon à Saran, près d’Orléans. Dimanche, à Mer (Loir-et-Cher), une centaine de ses camarades de lutte lui ont rendu un vibrant hommage.

Mer (Loir-et-Cher), envoyé spécial.- C’est avec une rose jaune à la main, tendue vers un ciel nuageux, que cent vingt « gilets jaunes » – ouvriers, chômeurs, retraités pour la plupart – ont marché ensemble dimanche matin, à Mer, du centre-bourg jusqu’au lotissement où leur ami David Beaujouan, 35 ans, louait un pavillon depuis sept ans. Chauffeur routier de profession, le jeune homme est mort cinq jours plus tôt sur le parking de la plateforme logistique d’Amazon à Saran, en banlieue d’Orléans.

gilets jaunes mer loir et cher Jordan Pouille

« Il adorait son job mais ça le stressait quand son patron l’envoyait là-bas. Il disait qu’avec Amazon, on savait quand on arrivait mais on ne savait jamais quand on repartait », raconte un proche. David aurait découvert une erreur de palettes en vérifiant son camion, depuis le quai d’expédition. Quelques instants plus tard, il a été pris d’un malaise cardiaque et s’est effondré. Les pompiers, dépêchés rapidement, ont échoué à le réanimer.

Quelques manutentionnaires de l’entrepôt ont, depuis, organisé une cagnotte. Une minute de silence a été observée. La direction d’Amazon, par le biais d’une agence de relations publiques, a rappelé lundi « que les chauffeurs disposaient d’un espace de détente et que tous les protocoles de sécurité avaient été respectés ». Un communiqué du même acabit, accompagné de condoléances à l’entourage de la victime, a été rédigé par la suite.

Même s’il était très fier de son selfie avec Priscillia Ludosky, obtenu lors d’un mémorable pique-nique de gilets jaunes dans les jardins du château de Chambord, David était loin de chercher le devant de l’affiche. Mais un fidèle des premiers jours assurément – un « bon gars », entendra-t-on souvent – toujours de bonne humeur, toujours prêt à covoiturer les collègues dans son monospace, à dégoter du bois pour le brasero, voire un chauffage d’appoint.

Comme beaucoup, David Beaujouan avait dissimulé ses ennuis personnels derrière l’éclat de sa chasuble fluo. Son père était mort d’une embolie pulmonaire il y a douze ans, sa mère ne lui parlait plus.

Au fil des actes des gilets jaunes, David a rencontré Laure, 42 ans, mère célibataire de deux adolescents. Laure a été agent d’entretien. Elle travaillait chaque matin de 5 heures à 13 heures, vidait les corbeilles de bureaux à Orléans, jusqu’à ce que ses épaules et ses genoux ne la tiennent plus. « Je faisais les mêmes tâches depuis quinze ans. J’ai été déclarée inapte au travail il y a un an puis reconnue handicapée. Mais je ne supportais pas l’idée de n’être plus bonne à rien, alors je me suis jetée dans le mouvement des gilets jaunes. »

Laure Palisson a passé ses journées entre le péage autoroutier de Meung-sur-Loire et le giratoire du Super U. Tandis que David se postait chaque samedi aux abords d’un autre rond-point, entre Muides et Mer. De grosses actions, comme le blocage du centre de tri postal de Mer, ont permis de rapprocher ponctuellement les gilets jaunes des différentes communes. Et de favoriser l’union de Laure et David.

« Après bientôt cinq mois de relation, je sortais à peine des antidépresseurs, lui se remettait au sport et on avait un projet de bébé, confie-t-elle. Je devais démarrer une formation de secrétaire-comptable au mois d’août et David me promettait de chercher un toit pour nous quatre. Il avait une belle autorité avec mes deux gamins, il savait les écouter et se faire écouter. Et puis David me poussait toujours en me disant : “Si tu n’as pas tes bras, prends les miens.” Il était mon pilier. »

C’est lors d’une marche de gilets jaunes dans le centre-ville de Romorantin (Loir-et-Cher), durant l’acte XI du 26 janvier, que l’auteur de ces lignes a rencontré David. Un sifflet était suspendu à son cou. Une énorme perruque dorée trônait au sommet de son crâne. Dès qu’il approchait d’un salon de coiffure, il toquait à la vitrine et demandait en riant qu’on lui refasse les boucles.

Ce jour-là, l’une de ses voisines de manif’ était Valérie, 50 ans, ouvrière intérimaire à l’usine de tentes Trigano à Tavers (Loiret). Elle portait une petite pancarte avec écrit dessus : « Stop à la dictature. » Dimanche, Valérie et ses collègues arboraient la même perruque jaune, comme un clin d’œil. « Les gens n’imaginent pas les liens très forts qu’on a pu tisser depuis le 17 novembre. Des personnes de tous âges et de tous horizons qu’on aurait jamais côtoyées en temps normal. »

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Vers midi, la colonne jaune fluo s’est arrêtée, silencieuse, devant la maison de David. Plusieurs gendarmes se tenaient à l’écart, le moteur de leurs véhicules éteints. Une voisine apeurée a appelé son mari en chuchotant. Des gilets jaunes se sont enlacés en sanglots. Les roses se sont accumulées le long de la palissade, des photos aussi. Les flammes des loupiotes se sont aussitôt éteintes. On a entendu aboyer depuis les fenêtres, de plus en plus fort. « Ce sont les trois chiennes de David, il va falloir qu’on s’en occupe, on ne va quand même pas les abandonner à la SPA ! », a lancé une dame.

On a discuté d’une quête pour les funérailles à venir, d’une plaque commune gravée au nom des gilets jaunes de Mer, Blois, Vendôme, Romorantin, Noyers-sur-Cher, Meung-sur-Loire, La Ferté-Saint-Aubin. L’union rejaillit : « Avec le temps, le mouvement avait explosé, on ne savait plus comment se rassembler », confia Sabrina, agent d’entretien de 38 ans. « Mais ce dimanche, David a réussi à nous souder de nouveau. Pour lui, pour les gilets, on ne lâchera rien. »

 

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Reportage Le Monde – En Loir-et-Cher, la deuxième vie des Autolib’

Depuis plusieurs mois, un garagiste de Romorantin reconditionne les Bluecar de Bolloré, pour les revendre à petit prix. Des familles à revenus modestes découvrent la mobilité électrique, sans renoncer à l’essence. 

Disparues des rues de Paris depuis juillet 2018, les Autolib’ s’offrent une renaissance inattendue en Loir-et-Cher. « L’autre jour, j’ai croisé une de nos Autolib’ repeinte à la bombe, raconte David Cavarec, gérant d’un garage à Romorantin. Comme la carrosserie est en alu, le résultat était vraiment sale, ça débordait de partout, même sur les joints. Mais le gars s’en fout, il est content parce qu’il ne s’arrête plus à la pompe. » Depuis la fin de l’épopée parisienne d’autopartage, achevée par la résiliation du contrat entre la Mairie de Paris et le constructeur Bolloré, une flotte de 3 500 véhicules a rejoint à l’automne un ancien parking de l’usine Matra – fermée en 2003 – dans la capitale solognote. Le garage Cavarec a été le premier à les reconditionner et à les revendre à l’unité.

Les 250 premières Autolib’ d’occasion ont été « bradées » en novembre 2018, à 3 700 euros pièce, batterie incluse. Certains clients ont profité d’une prime à la conversion de 2 000 euros. Le garage Cavarec vend désormais son Autolib’, de type Bluecar, à 4 500 euros. « Nous avons des voitures de 2011 avec 11 000 kilomètres et des sièges lacérés, d’autres de 2015 avec 40 000 kilomètres au compteur. Les batteries sont censées tenir 400 000 km, donc c’est le prix juste », affirme David Cavarec.

Les nouveaux usagers de l’Autolib’ n’ont cependant pas renoncé à l’essence. « Nos clients sont d’abord des travailleurs. Les retraités et étudiants sont moins nombreux. Ils prennent la Bluecar pour se rendre au boulot et gardent la voiture à essence pour le week-end et les vacances. » C’est le cas d’Elisabeth, déjà propriétaire d’une Laguna diesel, dont le lieu de travail est à plus de 70 km de son domicile. « On vit à la campagne, à l’extérieur d’Orléans. Mon mari me dépose au bureau avec l’Autolib’, puis rejoint le sien. En comptant le retour, on fait 150 km par jour, soit presque une charge complète ou 3 euros d’électricité. C’est déjà une grosse économie. » Lionel, son mari, est moins convaincu. « Je dirais qu’on n’a pas assez de recul et pas mal de pépins techniques. L’autre jour, le témoin de charge était en panne, maintenant c’est au tour de la fermeture centralisée. On avait choisi une voiture un peu cabossée mais à la mécanique saine. Mais pour moins de 4 000 euros, c’est difficile de se plaindre. »

Josette Musiat vit à Champigny-en-Beauce. Elle est aide-soignante à l’hôpital de Blois, 20 km plus au sud. Son mari travaille de nuit, au centre de tri postal de Mer. Leur voiture électrique se distingue par un habillage jaune citron. « Je m’en sers la première, durant la journée. Puis c’est son tour. » Leur démarche, dit-elle, est surtout écologique. « A la maison, on mange bio et on limite nos déchets au maximum. On voulait aller plus loin en roulant électrique au quotidien, mais une Zoé, c’est autour de 25 000 euros, sans compter la location de la batterie. Là, on en a eu pour 2 700 euros grâce la reprise d’une ancienne Renault. » Josette et son mari conservent une Citröen C4 diesel. « Elle a dix ans. A l’époque, on ne savait pas que le gazole était mauvais. »

La batterie des ex-Autolib’ a une particularité : elle doit être maintenue entre 60 et 80 degrés en permanence, même à l’arrêt, pour ne pas s’abîmer. Une spécificité rebutante pour Rémi, agent SNCF, qui avait pourtant embelli sa voiture de vitres teintées et d’une peinture nacrée. Aujourd’hui, il songe à la revendre. « J’ai appris il y a quelques jours qu’on m’envoyait en formation dans une autre région. Pendant un an, je ne pourrai plus utiliser ma Bluecar les jours de semaine. Pour faire des économies, j’évite de laisser mes appareils électriques en veille. Pourquoi le ferais-je avec ma voiture ? »

Maxime Minerbe, magicien-illusionniste installé à Blois, prête une attention particulière à ses costumes et ses accessoires de scène. Alors pas question de rejoindre une salle de spectacle au volant de sa voiture gris alu, aux sièges en similicuir. « Elle est peu confortable, avec un look affreux qui ne respire pas la réussite sociale mais plutôt le côté économe, commente-t-il. A la maison, on l’appelle la canette, parce qu’elle est tout en aluminium et froissée par endroits. On ne s’en sert que pour les courses et autres petits déplacements courants. »

Une petite communauté de propriétaires d’Autolib’ romorantinais s’est créée sur Facebook. On y apprend à remplacer l’écran d’accueil par un autoradio, installer un radar de recul ou se débarrasser de cette étrange boîte noire, dotée d’une carte SIM et dissimulée derrière la boîte à gants. L’un des membres, boulanger de campagne aux tournées quotidiennes de 80 km, y dévoile son dernier exploit : la transformation de son engin en utilitaire, assez grand pour 70 baguettes et 45 pains.

Une partie de la flotte de Bluecar a quant à elle quitté le Loir-et-Cher pour rejoindre le Morbihan. Le garage Autopuzz de Lorient a acheté 1 000 modèles, et en a déjà écoulé 600. « Chaque jour, un camion part de Romorantin et nous ramène dix Autolib’. Après travaux, elles se revendent comme des petits pains. Nos derniers clients sont deux petits maraîchers bio », se réjouit Julien Raymond, commercial

Jordan Pouille (Romorantin (Loir-et-Cher), envoyé spécial

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Parution OKAPI – 4 pages “d’entretien” avec Léonard de Vinci

1 leonard de vinci okapiEt un bonheur immense à chaque fois. Okapi prend son rôle très à coeur et invite le journaliste freelance à la rédaction pour “brainstormer” tous ensemble. Ce fut le cas de nouveau pour ce dossier, à l’occasion des 500 ans de la mort de Léonard de Vinci. Le “génie de la Renaissance” a vécu ses dernières années à Amboise, au château du Clos Lucé, au service du jeune roi François 1er. Cette fois-ci, nous avons opté pour un Stéphane Bern imaginaire interrogeant Léonard sur arrivée en France, ses inventions marquantes, ses techniques de travail. Il en ressort quelque-chose de très vivant, amusant et j’espère instructif.

 

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REPORTAGE – Acte 19 de Gilets Jaunes à Vierzon – Parution Le Courrier (Suisse)

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