Les pigeons voyageurs de monsieur Wen

Je suis né dans le Nord, j’ai grandi dans un petit village près de Lille et à une vingtaine de kilomètres de la frontière franco-belge, où certaines traditions ont la dent dure comme les courses de pigeons voyageurs ou les combats de coqs (ou le tuning). A Pékin aussi, visiblement… 

Jordan Pouille

Et dans un Hutong, du nom des quartiers traditionnels de Pékin, j’ai rencontré monsieur Wen. Il vend des cigarettes, des briquets, des babioles et surtout bichonne des générations de pigeons depuis trente ans. Mais attention, il ne les mange pas !  Chaque dimanche, il participe à d’authentiques courses: monsieur Wen est le plus capé du quartier. Dans son petit commerce, les trophées inondent les vieilles étagères. Et sans doute parce que les pelleteuses environnantes démolissent et envoient la poussière tous azimuts, Wen a méticuleusement recouvert toute ses coupes de film plastique.

On emmène les pigeons jusqu’à 450 kms d’ici, souvent dans le Shandong. Parfois les pigeons ne reviennent jamais”. Stupeur. Monsieur Wei nous parle de kidnapping de volatiles, de demandes de rançons et de policiers corrompus. Un vrai roman policier. La saison des courses va bientôt démarrer. Les paris s’annoncent juteux. A suivre…

This entry was posted in beijing, culture, photos and tagged , , , . Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>