La tribu des “rats”

Changement d’univers, changement de monde. Nous partons à l’autre bout du spectre social, de l’autre côté du fossé de plus en plus béant qui sépare les riches des pauvres. Nous ne sommes pourtant qu’à quelques mètres du café précédent, sous la terre, même.

Un homme, une femme et leur fille de 16 ans vivent ici, après avoir été expulsés de leur précédent logement, pour un problème de Hukou, ce passeport interne. C’est une famille de travailleurs migrants, originaires de la province pauvre du Henan. Leur maison, c’est dix mètres carré humides pour manger, dormir, vivre, pour 800 yuans par mois. Officiellement, ces abris anti-aériens sont interdits d’accès mais les marchands de sommeil ne l’entendent pas de cette oreille. Les pékinois appellent leurs locataires “la tribu des rats”, par analogie à la tribu des fourmis, ces jeunes gens qui occupaient des chambrettes construites par des paysans au Nord Est de la capitale, au delà du 5e périphérique. Voir mon reportage Mediapart à ce sujet.

Si vous appréciez ce blog, avez des remarques, des idées: n’hésitez-pas à m’écrire ou à laisser un commentaire. Tout ce que vous me direz me sera précieux et instructif. Cela dit, les insultes personnelles sous pseudonyme ne seront pas validées par l’administrateur (par moi). Merci !

Jordan Pouille

Et soixante mètres plus loin, au pied des grattes-ciel de Soho Sanlitun. L’heureux propriétaire de ce pot de yaourt vit au sommet d’une de ces tours. Vive la mixité sociale…

Jordan Pouille

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