2 – L’entretien pour le visa

Nouveauté: il faut désormais rencontrer un. Un entretien courtois.

Nous sommes au batiment sud du ministere des affaires étrangers à Dongzhimen. Tres moderne, sophistiqué et froid. Un détecteur (de la société du fils de Wen Jiabao) et un scan de ma carte de presse qui m’identifie aussitôt. A présent je comprend pourqui j’ai tout de suite était repéré le 4 juin 2010, lorsque je me suis baladé sur la place tiananmen. En passant dans une tente de, le détecteur de métaux a aussi reconnu mon badge.

Bref, au cours de cet entretien Le rituel est bien huilé. Mon homologue, qui travaillait au consul de Chine à Marseille me propose un café (lyophilisé) et me demande pourquoi je suis en Chine.

Me faire accrédité a demandé beaucoup de temps, de patience. Car d’abord il a fallu ouvrir le bureau de mon magazine principal, en l’occurrence La Vie. Je me suis dit à l’époque que la Vie était plutôt neutre, mesuré que cela n’allait donc pas poser de problème. Erreur, car la Vie est un magazine catholique et la Chine est un régime communiste qui refuse tout contact diplomatique avec le Vatican et qui ne reconnait que sa propre eglise, celle où les eveques sont désignés par l’association patriotique, emanation du parti communiste.

Il me parle de mes articles, me suggere de m’interesser d’avantage à la culture traditionnelle chinoise, me demande d’embaucher une assistante dument enregistrée. En Chine, une assistante est officiellement embauchée par le bureau de sécurité publique comme le stipule son contrat même si evidemment le salaire est versé par le journaliste. Ce qui lui des avantages (chers) comme un acces a la couverture malade, l’assurance de pas être arrêté pour subversion au pouvoir de l’Etat en contact les avocats, les penseurs radicaux mais aussi des convocations pour faire état des ses activités. J’en parlerai plus tard.

 Moi je lui tiens la jambe, lui parle de détails dérisoires, le saoule de mes palabres. 

La veille, j’avais pris soin de retirer provisoirement mes billets “sensibles”.

Etes vous membre du FCCC. Officiellement, c’est une association illégale puisqu’elle ne comporte pas de membres étrangers et ses rassemblements ne sont pas approuvés par le gouvernement.

Le fccc est pourtant un outil de pression bien utile. Elle m’a été présentée par son ancien président, Jonathan Watts. Correspondant du Guardian avec qui je partage un bureau, à la résidence diplomatique de Qijiayuan, sur Jianguomen (à deux pas du siege d’Areva Chine d’ailleurs). Ah oui, le FCCC organise des pots “happy hours” au bookworm, un bar littéraire et des matchs de foot dans le jardin de la résidence de l”ambassadeur britannique.

This entry was posted in politique. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>