Les leçons de Tchernobyl: enquête sur la ruée chinoise vers le nucléaire (Mediapart – 26 avril)

Ce dimanche 10 avril, sur Xinkiang Jie, un vieil homme en costume noir et cravate de soie grise s’avance à vélo. «Vous auriez pu entrer sans m’attendre», dit-il en souriant. Après toutes ces années, Wang Zuoyan ne remarque plus les gardiens ni les barrières au pied du Centre de réponse médicale aux urgences radioactives, une institution dépendante du ministère de la santé, qu’il a dirigée jusqu’en 2003 et dont il demeure le chercheur principal.

«Depuis Fukushima, on travaille tous les jours.» Au troisième et dernier étage de ce bâtiment de briques rouges, ses camarades chercheurs récupèrent les dernières informations sur les radiations dans l’eau et la terre, expédiées depuis les labos de différentes provinces chinoises. «On en fait une synthèse pour le ministère, avec nos recommandations.»

«Et l’air?» Silence dans la salle. «Les chiffres de radioactivité dans l’atmosphère ne passent plus par nous. C’est du ressort du ministère de la protection de l’environnement et c’est bien là le problème.» Wang Zuoyan est l’un des rares scientifiques chinois à oser remettre en question publiquement la ruée de son pays vers le nucléaire ou plutôt la cacophonie qui l’entoure.

Comme en Allemagne, le gouvernement chinois, par l’intermédiaire de son Conseil d’Etat, a pourtant ordonné dès le 16 mars un gel de son programme nucléaire. Mais il ne concerne pas les quatorze réacteurs déjà opérationnels, ni même les vingt-sept en construction. Seulement les contrats sur le point d’être signés, qu’il s’agisse de réacteurs situés dans les zones du littoral, mais loin des réserves de charbon, ou en zone sismique. Greenpeace China avait salué l’initiative. Sans doute un peu trop vite car le programme nucléaire ne baissera pas d’intensité.

Lors de la 9e édition de la Conférence nationale de l’industrie nucléairequi s’est tenue à Shenzhen entre le 6 et le 8 avril, Li Xiaoxue, porte-parole de l’un des deux constructeurs publics (China Guangdong Nuclear Power), a pronostiqué «le résultat de ce moratoire: la Chine va probablement arrêter de commander des réacteurs de deuxième génération pour privilégier les modèles de troisième génération comme les futurs AP 1000 américains ou EPR d’Areva ou même ses propres modèles en négociant des accords de transferts de technologie».

Pour les scientifiques, à défaut de ralentir la course aux réacteurs, ce gel permet déjà plus de dialogue en coulisses. «Jusqu’à présent, à chaque fois qu’il fallait valider le choix d’un nouveau réacteur, les scientifiques se réunissaient, se disputaient puis se taisaient, au nom du développement du pays. Cette fois-ci, l’accident japonais est une occasion de retrouver les officiels autour d’une table pour qu’ils écoutent enfin les plus dubitatifs», estime Wang Zuoyan, pro-nucléaire obsédé par la sécurité maximale et qui cherche à faire entendre sa voix.

Car à l’inverse de l’Institut pour la recherche énergétique de la toute-puissante Commission pour la réforme et le développement national, qui supervise le développement de l’industrie nucléaire, le corps de fonctionnaires censé gérer une situation de crise, un accident de radioactivité, est totalement dilué.

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Un labyrinthe de responsabilités

 

«Le système a été conçu pour que personne n’ait à assumer la moindre responsabilité, pour que personne ne porte le chapeau en cas de pépin.» Explications par l’exemple: «Imaginez que l’on découvre une forte radioactivité dans les légumes chinois. A priori, la  nourriture devrait être de la responsabilité du ministère de la santé. Pourtant, si le légume est à la ferme, sa qualité est du ressort du ministère de l’agriculture uniquement. En revanche, le légume récolté est du ressort exclusif de l’Administration générale de la supervision de la qualité, de l’inspection et de la mise en quarantaine. Mais quand le légume est en rayon, c’est de la responsabilité de l’Administration d’Etat de l’industrie et du commerce. Et c’est seulement quand vous tombez malade que nous, au ministère de la santé, pouvons intervenir»… Et même si, via les chiffres de la radioactivité dans l’atmosphère, ces derniers disposent très tôt de tous les éléments annonçant un risque. «Il faut donc absolument profiter de cette période pour clarifier le management.»

Sinon, la leçon du SRAS (pneumonie hautement infectieuse) n’aurait servi à rien. En mars 2003, la capitale était contaminée, les hôpitaux voyaient affluer des patients atteints de l’épidémie mais aucune institution n’osait relayer l’information jusqu’au sommet, à quelques jours de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire. Et ce n’est qu’un mois après les alertes des pays voisins pressés par l’Organisation mondiale de la santé, et celle d’un médecin militaire chinois aux médias étrangers après une vaine tentative auprès de la chaîne nationale CCTV4, que les autorités ont fini par jouer la transparence. Résultat: le chiffre des victimes est passé de 37 à 339 en une journée puis a triplé en moins d’une semaine! Le dénouement de cette crise est finalement passé par l’éviction spectaculaire du maire de Pékin et du ministre de la santé «tandis que l’armée décidait seule d’ériger un hôpital spécial, loin de Pékin, en un temps record», se souvient Wang Zuoyan.

Tout porte à croire que le même chaos se répéterait en cas de fuite radioactive, avec le risque que les constructeurs de réacteurs chinois – China National Nuclear Corp et China Guangdong Nuclear Power Corp – cherchent eux aussi à cacher la réalité.

Manque de personnel

Il y a un an, il avait fallu attendre un mois pour qu’une légère fuite à la centrale de Daya Bay dans le Guangdong, mise en service par Framatome (ex-Areva) et EDF en 1994 afin d’alimenter Hong Kong en électricité, soit rendue publique par l’opérateur chinois.
Quant à l’Administration pour la sûreté nucléaire de la Chine, une institution définie comme «totalement indépendante» et censée établir les règlements de sûreté ou renouveler les autorisations d’exploitation des réacteurs après inspections, celle-ci n’est qu’une simple émanation du ministère de la protection de l’environnement. Son influence est faible face aux deux constructeurs nucléaires publics chinois qui, eux, traitent directement avec le Conseil d’Etat.

Pour le docteur Ning Li, expert du nucléaire au département de recherche sur les énergies à l’université de Xiamen, l’attention doit plutôt être portée sur la formation du personnel dans les centrales à venir. «Cela prend du temps de former un bon technicien car il faut les connaissances mais surtout l’expérience. Pour l’instant, l’effectif existant est le double de ce qu’il devrait être mais avec tous les réacteurs en construction, nous pourrions très vite manquer de personnel. Il y a dix ans, cinq universités formaient les ingénieurs au nucléaire. Maintenant, quarante universités s’en occupent. Je ne sais pas si c’est suffisant.» La Chine dispose de 300 inspecteurs de réacteurs contre 4000 aux Etats-Unis.

Sur les soixante-six réacteurs actuellement en construction dans le monde, vingt-sept le sont en Chine. Soit presque la moitié du parc nucléaire français (58 réacteurs) à rendre opérationnel d’ici cinq ans! Une soixantaine de réacteurs sont même programmés pour les dix prochaines années, qu’ils soient de conception chinoise, française, russe ou américaine.

L’objectif est de produire au moins 40 GW d’électricité nucléaire à la fin du XIIe plan quinquennal en 2015; 80 GW d’ici 2020; et 400 GW d’ici 2050. Toujours à titre de comparaison, la puissance nucléaire française est de 63 GW.
Ces chiffres pourraient donner le vertige si l’on oubliait que le nucléaire ne représente encore qu’une broutille dans l’arsenal énergétique chinois.

A la fin de l’année dernière, la capacité de production d’électricité par le charbon représentait 707 GW contre 213 GW pour les barrages, 31 GW pour l’éolien et «seulement» 10,8 GW pour le nucléaire! En 2020, l’éolien surpassera encore le nucléaire avec une capacité de 100 GW.

La course aux commissions

 

Dans un ouvrage sorti le 2 avril à Hong Kong, Taiwan et Singapour mais interdit en Chine continentale (voir couverture ci-contre), un journaliste au nom de plume Fang Min raconte les coulisses de cette ruée chinoise vers le nucléaire. Au lendemain de la visite officielle de Hu Jintao à la Maison Blanche en janvier, Fang Min nous apprend comment le président Nicolas Sarkozy convoque l’ambassadeur chinois à l’Elysée, furieux que la Chine ait commandé autant de réacteurs américains de troisième génération qu’il estime moins sûrs et moins fiables que la technologie française.

 

Sauf que la société américaine Westinghouse vend ses réacteurs AP 1000 avec un droit au transfert de technologies, ce qui la place en position de force face à Areva, beaucoup plus vigilante sur son nouveau réacteur, l’EPR, dont les chantiers européens cumulent les retards.
Ainsi Areva et EDF construisent actuellement deux réacteurs EPR de troisième génération à Taishan, sur le littoral du Guangdong, au sud du pays. Un chantier de 8 milliards d’euros qui, comme nous l’a affirmé le vice-directeur d’Areva Chine, «ne souffre d’aucun retard», contrairement aux deux autres chantiers de Flamanville en France et Olkiluoto en Finlande. «Sans doute parce que notre chantier est mieux géré.»

Comme pour les contrats de TGV chinois, ceux de réacteurs nucléaires engagent des dépenses publiques colossales et sont sujets à tous les abus. En août 2009, Kang Rixin, qui dirige l’un des deux constructeurs nucléaires d’Etat, est épinglé par le Parti. A cette époque, l’homme est soupçonné d’avoir accepté des pots de vin d’Areva et d’avoir placé en bourse 180 millions d’euros, une somme alors prévue pour la construction de trois réacteurs. Kang Rixin va être condamné à mort, avant que sa peine ne soit finalement commuée en prison à vie en novembre dernier. Il est aussi celui qui, avec l’accord de l’Agence internationale d’énergie atomique (AIEA), a réussi à vendre quatre réacteurs chinois d’ancienne génération au Pakistan: un pays lui-même soupçonné de prolifération nucléaire vers la Libye ou la Corée du Nord.

A cette corruption au sommet du régime, s’ajoute la guerre commerciale que se livrent les provinces chinoises candidates au nucléaire. Seize provinces ont ainsi concouru pour obtenir le droit de construire des réacteurs nucléaires dans le cadre du XIIe plan quinquennal  2011-2015. Le lobbying est donc de mise. Certaines provinces préfèrent tout simplement ignorer la compétition en se lançant dans un projet de réacteurs sans attendre l’avis du gouvernement central.

Le nucléaire chinois ne se réduit pas qu’au juteux marché des réacteurs. Pour accompagner la multiplication de ses centrales, la Chine négocie avec Areva la construction d’un immense centre de retraitement d’uranium à Yumen, dans une zone reculée de la province de Gansu, à l’ouest de la Chine. «Je ne m’exprime pas sur le sujet car malgré une première signature, il reste encore de nombreuses étapes. Rien ne presse», prévient prudemment le vice-directeur d’Areva Chine, Antoine Zhang, au sujet d’un premier accord industriel conclu en novembre dernier. S’il est construit, ce centre estimé entre 10 et 20 milliards de dollars pourrait aussi, conformément aux attentes d’Areva, accueillir les déchets nucléaires des pays voisins.

En attendant, Areva a signé un contrat de 3,5 milliards de dollars avec la Chine pour lui fournir 20.000 tonnes d’uranium pendant dix ans. Et fin 2012, avec le gouvernement chinois, Areva va se lancer dans la production, à Shanghai, de tuyaux de zirconium servant à envelopper le combustible nucléaire des réacteurs du monde entier.

Une population peu informée

Un tel essor du nucléaire est d’abord rendu possible par la formidable ignorance de la population en la matière. C’est ce qu’a constaté Li Bo, directeur de la puissante ONG chinoise de défense de l’environnement, Friends of Nature: «Le fait que les Chinois se soient rués en masse dans les supermarchés après la catastrophe de Fukushima, pour y acheter du sel iodé dans l’espoir de se protéger des radiations, montre le manque total d’éducation sur la sécurité nucléaire en Chine. Contrairement aux autres pays développés, les Chinois n’ont pas été correctement éduqués sur les risques éventuels liés à l’énergie nucléaire et la radioactivité. Trop peu d’informations sortent sur le sujet ou sur les débats scientifiques en cours.»

De fait, cette directive du bureau de la propagande du Conseil des affaires de l’Etat datée du 19 mars, adressée aux rédactions chinoises et révélée par le site de l’université de Berkeley, China Digital Times, se passe de commentaire: «Il est défendu de parler de la propagation de la radioactivité japonaise en dehors des dépêches de l’agence officielle Xinhua. Les médias ne sont pas autorisés à mener leurs propres enquêtes et interviews sur le sujet.» Après avoir démenti la rumeur du sel iodé pour stopper la ruée, Xinhua se borne désormais à constater les faibles doses de radioactivité japonaise sur le territoire chinois.

Mais depuis Fukushima, des blogs et forums anonymes commencent à afficher des traces d’hostilité à des projets de centrales, comme iciou  sur Sina.com: «Que la Chine construise ou non une centrale, nous n’avons pas le droit de décider. Alors quand notre gouvernement dit que la sécurité des centrales est sous contrôle, est-il en train de se moquer de nous? (…) La corruption a envahi tous les domaines, dont la recherche scientifique», s’emporte, le 16 mars, Ye Sheng Ren (= l’homme sauvage), originaire de Xi’an.

 

En dessous du billet, sept internautes appellent à «sortir du nucléaire». Sur ce forum daté du 15 mars, une internaute s’inquiète d’un projet de deux réacteurs dans la province du Shandong. «Pour ou contre?» On lui répond, désabusé: «Quand les chefs auront gagné assez d’argent, ils s’enfuiront en se moquant bien de la qualité des constructions» ou «J’ignore s’ils ont mené une étude de faisabilité mais aucun citoyen n’a été entendu au cours des auditions publiques. Quelle manière de traiter ses citoyens!». Enfin: «Je suis totalement contre. Le Japon avait, soi-disant, les centrales les plus sûres alors avec toute la corruption en Chine, qu’aura-t-on?»

Dans le village de Qinshan © lei yangDans le village de Qinshan © lei yang© JP

 

Au pied des centrales, souvent construites loin des villes, les citoyens sont encore moins bien informés. Dans le village de Qinshan, à 120 kilomètres au sud de Shanghai, les habitants vivent à moins de cent mètres des réacteurs nucléaires, la tête sous les lignes haute tension.«Quand j’ai rencontré les habitants, ils m’ont assuré que d’après les autorités, une distance de 5 mètres suffisait à garantir leur sécurité en cas de fuite radioactive», nous raconte, stupéfait, Petteri Tuohinen, le correspondant en Chine du quotidien finlandaisHelsingin Sanomat de retour d’un reportage sur place. «Ce n’est pas le nucléaire ou les lignes haute tension qui les dérangent, mais le silence des autorités locales quand ils espéraient obtenir des indemnités pour la perte des champs.»

 

Chantier de la future centrale EPR de Taishan.Chantier de la future centrale EPR de Taishan.© Jordan Pouille

A Taishan, au sud du pays, des panneaux de propagande bilingues présentent le chantier de la future centrale EPR comme un accueillant Futuroscope. Et tant pis si, le 7 juillet dernier, un léger tremblement de terre de magnitude 3,1 secouait la zone, contre un séisme de magnitude 6,4 trente-deux ans plus tôt, à 100 km. Pour les pêcheurs «invités» à quitter leurs villages et s’installer à l’extérieur du chantier, le montant des indemnités d’expropriation semble être le seul sujet de polémique. Et pour les ouvriers migrants embauchés sur place, les travaux de la centrale Areva sont la garantie d’un salaire stable et supérieur à ceux des usines textile toutes proches.

 

Les plus mal lotis sont sans doute les lépreux de l’île de Dajin, face aux futurs réacteurs. Rassemblés sur cette île vierge pendant plus d’un demi-siècle, ils viennent d’être déplacés vers un lopin de terre pollué à l’extérieur de la ville-usine de Dongguan. Dajin servira désormais de bassin de décantation de l’eau destinée à refroidir les réacteurs nucléaires. Pour cela, des tunnels sont actuellement creusés entre l’île et le rivage, provoquant d’importantes nuisances sonores ou polluant l’eau.

De l’avis des habitants, les derniers dauphins blancs de Chine, concentrés ici, ont aujourd’hui disparu. Depuis 2005, Wang Xincai et Jiang Hai Sheng, chercheurs à l’Institut des espèces en danger à l’université normale de Chine du Sud, à Canton, se rendent chaque mois sur l’île pour observer les dauphins. Contacté par téléphone, Jiang Hai Sheng confirme une «baisse du nombre de dauphins et un rétrécissement des autres espèces» mais refuse de s’exprimer sur le chantier EPR, par crainte des représailles. Sur ce documentaire de la chaîne nationale chinoise, diffusé le 28 mars et consacré aux derniers dauphins de Dajin, aucune allusion n’est faite au gigantesque chantier de la centrale.

Habitué à couvrir les rassemblements populaires contre les pollutions industrielles, le blogueur cantonais Wen Yun Chao, alias Beifeng, est formel: «Je n’ai jamais eu connaissance de mouvement anti-nucléaire en Chine continentale.» D’autant que Greenpeace, spécialiste de ce type d’actions, ne pipe mot sur le nucléaire à l’intérieur du pays. Car en l’absence de statuts permettant de légaliser les associations étrangères, Greenpeace propose des activités de «consultant», ne peut recueillir de dons ni accueillir de membres et encore moins militer contre un programme nucléaire concocté par Pékin.

«Mener une action spectaculaire et directe comme nous le faisons traditionnellement dans le monde entier ne peut fonctionner en Chine. Ici, si vous manifestez, les gens penseront que vous êtes en colère et que vous avez déjà perdu la face et échoué à atteindre votre but», explique un salarié de Greenpeace China sous couvert d’anonymat. Sans surprise, le site internet de Greenpeace China fait l’impasse sur les manifestations anti-nucléaires à Hong Kong. Il faut se rendre sur le site suisse de l’association pour retrouver les comptes-rendus !

Directement concernés et moins surveillés, les Chinois de Hong Kong se mobilisent régulièrement contre les centrales nucléaires qui les encerclent. Dès 1986, un cinquième de la population hongkongaise signait une pétition pour empêcher la construction de la première centrale chinoise à Daya Bay dans la région voisine de Shenzhen. En vain.

Symbole de cette idylle nucléaire entre la France et la Chine, l’opérateur EDF a remis, devant les caméras de CCTV et quelques jours à peine après l’accident de Fukushima, le Prix international de la sûreté nucléaire au responsable de la centrale de Daya. Vingt-cinq ans plus tôt, EDF menaçait de se retirer du chantier s’il n’était pas rapidement mis aux normes…

L’article original est présent sur le site de Mediapart (sur abonnement)

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