Une campagne plus harmonieuse?

Les premiers résultats du recensement national montrent que désormais, presque la moitié de la population chinoise vit en ville. Cela signifie-t-il que la campagne chinoise a été laissée à l’abandon? Non car les conditions de vie s’y sont nettement améliorées. L’argent accumulé par les travailleurs migrants a servi, en grande partie, à doper la consommation en milieu rural. C’est le bilan, sondages à l’appui, que dresse l’anthropologue américain Etham Michelson. Entre 2002 et 2010, l’homme a interrogé les habitants de 23 villages et observé une baisse des mouvements sociaux et une amélioration de la perception du gouvernement. Il présentait à Pékin le bilan de son travail.

jordan pouille

 

Difficile de généraliser à l’échelle de tout le pays, mais cela valide ce que j’ai pu constaté, en revenant dans un village à la frontière entre le Guangdong et le Fujian. Des routes ont poussé, des chauffe-eaux solaires ont été installés sur tous les toits et les maisons anciennes sont devenues de simple granges à cochons. Les officiels sont devenus plus attentifs aux besoins des habitants. Cela n’enlève rien à des situations dramatiques d’expropriations forcées par des autorités locales en mal de recettes fiscales et donc pressées de revendre les terres, ni l’inflation galopante sur le prix des aliments, baissant le pouvoir d’achat des paysans.

jordan pouille

 

jordan pouille ©

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