La question qui (ne) fâche (même plus)

Ce matin, Christine Lagarde donnait une conférence de presse à la résidence de l’ambassadrice, à Pékin.

Une pléthore de journalistes chinois, toutes les chaînes de télé, tous les correspondants étrangers et même des envoyés spéciaux pour entendre la ministre de l’Economie, très sûre d’elle, exposer les raisons de sa candidature à la tête du FMI

Je comptais l’interpeller sur une point légitime, révélé par tout le travail d’enquête de Laurent Mauduit chez Médiapart: son rôle dans le scandale politico-financier de Bernard Tapie, dénoncé désormais par la Cour des Comptes et par le procureur Jean Louis Nadal. Ce dernier avait en effet dressé un réquisitoire très sévère à son égard.

C’est finalement dans une petite salle, à la fin de la conférence, que les journalistes français peuvent s’adresser à la candidate. 5 minutes chrono pour l’Afp, TF1, Figaro, La Tribune pour ne citer qu’eux. Je pose ma question. Regard surpris de l’intéressée mais réponse connue d’avance: ”j’ai la conscience totalement tranquille”. Même si une française à la tête du FMI peut présenter des atouts pour la France, l’Europe, il est quand même déroutant qu’aucune casserole ne soit assez grande pour provoquer un début de remise en question. Le 29 mai, à propos de la démission de Georges Tron, Alain Juppé parlait d’éthique personnelle et de la nécessité d’être au dessus de tout soupçon. Pourquoi cette règle, qui semble évidente quelque soit son appartenance politique, ne s’appliquerait-elle pas à l’ensemble du gouvernement?

Un extrait du sujet très complet sur le voyage de la ministre en Chine (RFI)

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