Le dan bing, une valeur sûre

Entre le bureau et la maison, je m’arrête souvent chez la marchande de “dan bing”, la crêpe chinoise. Madame les vend, les assaisonne, monsieur les prépare au fond du magasin. Le couple travaille sept jours sur sept, de 7h à 21h.

Mais c’est quoi le “dan bing” au juste? Une sorte de tortilla, une immense galette, une crêpe chinoise à base de farine, d’oeufs, d’oignons.

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Vous l’avez compris, le dan bing, c’est très bon, très sain, plutôt joli et relevé par une sauce épicée. C’est un repas complet, vendu à 5 yuans, donc imbattable et plus digeste que les fang bian mian, ces nouilles lyophilisées, que l’on achète avant de monter dans le train.

Ma vendeuse décline aussi le dan bing en plus petit, en beignet, pour 1 yuan. Et servi dans un sachet plastique, avec une servette en papier, s’il vous plait.

A ce prix et en ces temps d’inflation (+6,1%),  je me demande evidemment comment elle fait du bénéfice. Sans doute en travaillant tous les jours, du soir au matin, d’arrache-pied. Les petits travailleurs des alentours lui en sont reconnaissants. Plus besoin de casser sa tirelire au mac donald pendant la pause déjeuner.

La bonne nouvelle, c’est que ces commercants sont nouveaux dans le quartier. Ils remplacent une jeune marchande de cigarettes et de recharges téléphoniques aimable comme une porte de prison, capable de doubler le prix de sa marchandise selon la tête du client, s’il est chinois ou étranger. C’est à cause du Marché de la Soie tout proche, un centre-commercial de la contrefaçon où les tours-opérateurs déversent leurs flots de touristes étrangers par bus entiers, où des vendeuses ambulantes me voient tous les jours au passage piéton et tous les jours essaient de me vendre de fausses chaussettes Hugo Boss et de fausses Rolex. Avec la marchande de dan bing, pas de discrimination: c’est pas cher et c’est pour tout le monde.

Au dessus du frigo, le couple a installé un bel ordinateur avec QQ, l’équivalent d’MSN, qui leur permet de discuter avec leurs deux enfants, 13 et 15 ans, restés au village dans le Henan. Je pense que la maman les a placés dans un pensionnat. Je n’ai pas osé insister.

Je déboule aussi de temps en temps avec mon carnet de chinois sous le bras, histoire de voir si je prononce correctement certains mots. Si elle ou son amie rit, c’est que j’ai encore des efforts à faire.

jordan pouille

jordan pouille

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