La Chine en bref

Cambodge : casino royale

La Chine pop. est – officiellement – une terre exempte de tout vice. Non, on ne joue pas des fortunes dans les arrières salles de restaurants cantonnais, non les matches de football du championnat national ne sont pas arrangés par des parieurs chinois installés à Singapour. Quid de toutes ces machines à sous au fond des salles de jeux vidéos shanghaiennes ? Une illusion d’optique, sans doute, puisque la loi interdit les jeux d’argent et la Chine est un Etat de droits. Alors comment satisfaire pleinement la passion des Chinois pour le bandimanchot? Grâce à des lieux comme Macao, voire même à Las Vegas, où 42% des joueurs de table ont un passeport chinois. Mais aussi grâce aux pays amis comme le royaume du Cambodge. La Chine étant son premier investisseur, Phnom Penh ne peut pas lui refuser grand chose. Et c’est là, dans la forêt vierge de Botum Sakor, qu’un promoteur immobilier de Tianjin s’apprête à ériger une ville-casino,  avec aéroport international, terrain de golf, hôtels et autres bordels déguisés en salons de massage. Le Laos et la Birmanie ont déjà tenté l’expérience, au grand dam des visiteurs chinois rançonnés par la pègre locale.

 

Chine. Le modèle toulousain

Il est intéressant de voir comment les journaux officiels chinois se passionnent pour le savoir-faire français depuis l’assaut du RAID à Toulouse.  ”Le président prend le commandement les opérations” disait pompeusement le Global Times. Pour la Jeunesse de Pékin, la France « s’attaque enfin au fondamentalisme religieux ». Du pain béni pour les autorités chinoises régulièrement dénoncées pour leur lutte musclée contre le « séparatisme » dans la province musulmane du Xinjiang.

 

Chine : le charbon et les paillettes

Xing Libin, riche patron de mines du Shanxi aurait dépensé 8.5 millions d’euros pour marier sa fille, s’offrant au passage les services de vedettes hongkongaises et taiwanaises de la chanson, trois avions charter et une brochette d’hôtels 5 étoiles pour ses invités. Autant d’argent que ne verront jamais passer les mineurs du Shanxi, où les accidents mortels, faute d’équipements de sécurité, sont légion.

 

Australie : Huawei non grata

Comme l’Inde en 2009, le spécialiste chinois des réseaux informatiques n’est pas le bienvenu en Australie. Le gouvernement lui a interdit de candidater pour un marché public majeur, par crainte d’une plus grande vulnérabilité au piratage. On sait finalement bien peu sur le géant Huawei, à la gestion opaque, sinon qu’il est tenu par Ren Zhengfei, un ancien général de l’armée refusant toute interview.

 

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