Rina, le sourire ouïghour de la télévision turque

“Je ne suis pas très typique” dit-elle, avec un léger sourire. Rina est chinoise et travaille comme interprète pour le correspondant en Chine de la télévision turque. Un emploi sur-mesure pour Rina qui appartient à la minorité turcophone du Xinjiang. “Les jeunes Ouighours sont fascinés par les Turcs, leur culture” dit-elle … “Et pourtant, en Turquie, les jeunes se sentent plutôt européens”, tempère-t-elle.  Je l’ai rencontrée hier soir, lors de la soirée d’anniversaire d’une amie interprète de la BBC. L’actualité phare de son bureau pékinois n’était pas tant les déboires de l’ex-patron de Chongqing Bo Xilai mais la visite officielle du premier ministre turc Erdogan à Urumqi et dans la capitale le mois dernier. Avec mesure et discrétion, Rina évoque “tous ces investissements étatiques qui arrivent au Xinjiang et font oublier tout le reste”. Le Xinjiang est une province époustouflante de beauté et de culture, à la fois secouée par les tensions ethniques entre Chinois Han et Ouighours et gorgée de richesses minières. En Chine, les assistants de journalistes étrangers comme Rina sont sous contrat avec le Diplomatic Service Bureau, qui dépend du Ministère des Affaires Etrangères. Leur employeur est donc l’Etat chinois et non le média pour lesquels ils travaillent.

(photo J.P.)

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