Dans le Sichuan, le bio kidnappé

Bien loin de l’effervescence urbaine de Chengdu, qui rêve de devenir la prochaine mégalopole chinois, nous sommes ici dans des villages où les gens vivent au rythme des saisons et des récoltes, où les rizières alternent avec les fraisiers, où les dons reçus après le séisme de 2008 ont permis de financer un réseau efficace de canaux d’irrigation.

Aujourd’hui, pour satisfaire des consommateurs citadins prêts à payer cher une alimentation garantie sans danger, une coopérative étatique invite tous les paysans du conté à se lancer dans l’agriculture biologique. Parallèlement, le parti a déclaré le secteur “environnement préservé”, comment en témoignent les panneaux monumentaux plantés au bord des chaussées.

Mais cette fois-ci, les aides publiques sont copieusement  détournées. Faute de pouvoir investir dans les serres, dans les engrais naturels, dans les semis de qualité, comment renoncer aux pesticides, engrais phosphatés et ogm, seuls capables de garantir la forte production sur ces parcelles de terres minuscules et assurer la survie du foyer?  C’est l’un des aspects cachés du “faux bio” qui sévit en Chine depuis quelques années et l’objet d’une enquête en préparation.

Lire aussi:
Reportage dans les villages du cancer (Le Temps)

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