Combattre l’air impur

Je n’ai pas retouché la photo. Le contraste et la luminosité sont restés inchangés. Voici l’horizon pékinois du vingtième étage, depuis lequel je contemple Pékin au réveil. Aujourd’hui, vous ne verrez pas les tours LG bleutées ni les autres gratte-ciels immaculés de la skyline pékinoise, pourtant juste en face.

Ce “smog” pékinois est chargé de PM2.5, des particules nocives qui irritent les voies respiratoires, provoquent asthme, pneumonie et cancer des poumons. Les autorités locales conseillent aux résidents de rester chez soi. Les kiosques à journaux pékinois vendent des masques quand leurs homologues parisiens proposent des cartes postales.

La pollution est majoritairement due aux rejets des centrales à charbon comme de l’industrie lourde du Hebei. Sept des dix villes les plus polluées de Chine sont situées dans cette province. Le phénomène doit aussi beaucoup à la corruption des potentats locaux:  toutes les communes lourdement toxiques passent sans encombre les contrôles officiels et autres études d’impact sur l’environnement.

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jordan pouilleAu fond, on peut apercevoir un pêcheur à la canne, portant un masque. C’est toute l’ambiguité des Pékinois âgés qui souvent estiment que faire de l’exercice en extérieur, malgré la pollution, est plus sain que de rester calfeutré chez soi.

IMG_9641 parc homme masque

 

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