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	<title>Jordan Pouille &#187; admin</title>
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	<description>Carnets de Chine de Jordan Pouille, correspondant à Pékin</description>
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		<title>Un encouragement</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 10:15:34 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Quand on dit aurevoir à l&#8217;émulation d&#8217;une rédaction pour être au plus proche de son terrain d&#8217;enquête et de reportage, quand on vit dans un pays aussi passionnant que compliqué, où protéger ses sources et ses arrières finit par devenir une obsession, quand on est freelance et que l&#8217;on comprend que rien n&#8217;est jamais acquis, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand on dit aurevoir à l&#8217;émulation d&#8217;une rédaction pour être au plus proche de son terrain d&#8217;enquête et de reportage, quand on vit dans un pays aussi passionnant que compliqué, où protéger ses sources et ses arrières finit par devenir une obsession, quand on est freelance et que l&#8217;on comprend que rien n&#8217;est jamais acquis, quand on renonce au bon vin pour l&#8217;alcool de riz, il y a des moments de spleen auxquels on n&#8217;échappe pas !</p>
<p>Alors on réfléchit, beaucoup. Puis on relativise et on repart comme en 40. Dernièrement, un jury de journalistes aguerris a choisi de soutenir <a href="http://www.fondation-jeanluclagardere.com/bourses/etre-laureat/journaliste-de-presse-ecrite/jordan_pouille">un projet qui me tenait à coeur.</a> Leurs précieux conseils et la bourse qui m&#8217;est donnée par la Fondation Jean-Luc Lagardère vont me permettre de mener à bien une enquête déterminante pour ma correspondance chinoise. Bien plus qu&#8217;une bourse, c&#8217;est un formidable encouragement à continuer dans cette profession. Je tenais une nouvelle fois à les remercier.</p>
<p><a href="http://www.jordanpouille.com/wp-content/uploads/2012/02/laureat-presse-ecrite-lagardere.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2885" title="laureat presse ecrite lagardere" src="http://www.jordanpouille.com/wp-content/uploads/2012/02/laureat-presse-ecrite-lagardere.jpg" alt="" width="279" height="203" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Comment la Chine a raflé le marché du solaire (Mediapart)</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 22:33:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[environnement]]></category>
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		<description><![CDATA[Publié le 26 janvier. Petit poucet du secteur il y a cinq ans, la Chine fabrique aujourd’hui plus de la moitié des panneaux solaires de la planète. 95 % de sa production est exportée et le pays se ferme aux concurrents étrangers. A l&#8217;heure où le “produire français” bat la campagne présidentielle, et où les filières [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Publié le 26 janvier.</em> Petit poucet du secteur il y a cinq ans, la Chine fabrique aujourd’hui plus de la moitié des panneaux solaires de la planète. 95 % de sa production est exportée et le pays se ferme aux concurrents étrangers. A l&#8217;heure où le “produire français” bat la campagne présidentielle, et où les filières d&#8217;énergies renouvelables sont en perdition, enquête sur cette ascension foudroyante qui a été massivement financée par le gouvernement chinois.<span id="more-2869"></span></p>
<div>
<p>C’était en 2011. Après trois années à subir la concurrence chinoise et victime collatérale de la chute de Lehman Brothers, qui était son principal actionnaire, le PDG du fabricant de gaufres de silicium Evergreen Solar, Michale El-Hillow, prenait une décision radicale :<em> </em>fermer sa toute nouvelle usine du Massachusetts, licencier ses 800 techniciens et<em> </em>délocaliser toute la production à Wuhan, en s’associant à Jiawei, une puissante entreprise chinoise qui lorgnait sa technologie innovante. En France, c&#8217;est une entreprise pionnière en matière de panneaux solaires, Photowatt, qui se retrouve devant le tribunal de commerce. En Allemagne, les industries de l&#8217;énergie renouvelable souffrent tout autant.</p>
<p>Tandis que les candidats à la présidentielle débattent abondamment de la réindustrialisation du pays et du “produire français”, l’Etat chinois déroule le tapis rouge à toutes les bonnes âmes susceptibles d’offrir la suprématie mondiale à sa filière bourgeonnante. En 2010, 41,8 milliards de dollars ont été investis dans l’industrie solaire au niveau mondial. 33,7 milliards sont venus du gouvernement chinois.</p>
<p>A 1.000 km de Wuhan, c’est Leshan, une coquette ville touristique de la province du Sichuan, à l’ouest du pays. Les touristes ont toujours afflué pour y admirer le Bouddha géant, sculpté à flanc de montagne. Mais c’est l’industrie photovoltaïque qui fait aujourd’hui sa renommée.</p>
<p>Depuis avril 2009, s’y développe une zone industrielle high-tech rognant sur les champs de cacahuètes. Sur 30 km<sup>2</sup>, des usines sophistiquées rassemblent toutes les étapes de l’industrie solaire : purification du silice, la matière première, découpe des gaufres de silicium en cellules, assemblage des cellules photovoltaïques poly-cristallines sur des structures de fer.</p>
<p>Dans le Sichuan, ce sont les mastodontes Sichuan Xinguang Polysilicon et Tianwei New Energy, entreprises étatiques, qui dominent l’industrie. Mais un autre géant, Topraycell, a promis d’y investir 3 milliards de yuans en cinq ans. La firme a déjà relocalisé son unité de production de Shenzhen (au sud) à Leshan pour économiser en main-d’œuvre et s’abreuver de matière première. Très énergivore, la zone industrielle profite aussi de nouvelles centrales à charbon, toutes proches.</p>
<div>Sur la route qu’empruntent les camions chargés de granulats de silice, des calicots de propagande font la promotion « <em>des efforts continus du Parti pour le développement scientifique » </em>de Leshan. Ils mènent jusqu’aux montagnes sacrées d’Emeishan, où les monastères bouddhistes avoisinent les gisements de silice, dont les petits exploitants essaiment la toile de leurs numéros de portables, à la recherche de clients potentiels ou de partenaires qui leur apporteront les engins nécessaires.<a title="Traitement du silice à Leshan" rel="lightbox _blank" href="http://www.mediapart.fr/files/media_28693/silicon_mine_leshan_620_jpouille.jpg"></a></div>
<p>Résultat : cette nouvelle industrie apporte à Leshan une croissance inespérée (+13 % par an) associée à une urbanisation galopante. Depuis un an, des tours résidentielles multicolores font face aux cheminées d’usines photovoltaïques. Seul le fleuve agité de Dadu les sépare.</p>
</div>
<h3>Le Parti, parrain de l’industrie solaire</h3>
<p>Comme partout sur les terres chinoises en phase d’industrialisation, les entrepreneurs s’installant à Leshan ont bénéficié des largesses de l’Etat. Qu’elles soient privées ou publiques, leurs usines n&#8217;ont eu aucun problème pour accéder aux prêts bancaires. Avec des facilités de paiement : à Leshan, c’est le gouvernement local qui rembourse les intérêts.</p>
<p>Pour y construire leurs ateliers, des terrains sont accessibles à des prix dérisoires et en quantité illimitée, n’en déplaise aux milliers de paysans promptement expropriés. Quelques irréductibles bataillent encore pour ne pas rejoindre les dortoirs des ouvriers sans avoir obtenu une indemnité substantielle en échange de leurs champs si bien situés.</p>
<p>Enfin, la ville se montre peu regardante sur les rejets toxiques de ces nouvelles usines. <em>« La nuit, il sort de l’air noir </em>», dit une vieille dame dont la ferme délabrée fait face à une brochette de cheminées. « <em>Vers deux heures du matin, Xinguang Silicon lâche sa fumée et je retrouve mes plantes toutes penchées, au réveil </em>», ajoute un autre paysan devant ses tournesols fatigués. Difficile de leur donner raison. Le bureau de l’environnement de Leshan ne diffuse plus de relevé sur la qualité de l’eau ou de l’air dans le secteur…</p>
<p>Il ne faudrait pas que les habitants s’inspirent du cas « Jinko ». En septembre dernier, dans la province méridionale du Zhejiang, <a href="http://www.reuters.com/article/2011/09/18/us-china-solar-plant-protest-idUSTRE78H0FL20110918">500 personnes ont ferraillé trois jours</a> durant contre les émissions polluantes de ce fabricant de panneaux solaires à la renommée mondiale. Le mouvement sera finalement réprimé par les forces anti-émeute.</p>
<p>Peut-on visiter les fières installations solaires de Leshan ? <em>« Bu shi ! » </em>(non), disent les gardiens. Depuis que la Chine porte le chapeau d’un prix du marché au rabais (la valeur marchande des produits des différentes étapes de la production solaire ont chuté de 60 % depuis février 2011), les critiques fusent et les usines solaires chinoises fuient les journalistes chinois comme étrangers. L’accord oral de Ding Qiang, le PDG de Tian Wei New Energy que nous avions obtenu à Pékin, pèse finalement bien peu face au refus de Zhao Baoli, le chef du bureau local du parti communiste.</p>
<p>Il met en garde contre toute <em>« mauvaise information »</em> susceptible d’influencer la valeur de la société cotée en bourse. « <em>Ne vous formalisez pas, nous avons même refusé les journalistes du</em>Quotidien du Peuple <em>et de la CCTV </em>(la télévision chinoise). » Tout juste nous a-t-on laissé apercevoir les banderoles géantes devant les ateliers, appelant au respect des règles de sécurité et rappelant le besoin impérieux d’atteindre les objectifs de production.</p>
<p>Qu’il semble loin le temps du développement nonchalant, quand le solaire chinois n’en était encore qu’à ses balbutiements. En avril 2010, non loin de Chengdu, nous visitions sans entrave le chantier d’une usine baptisée 739. Propriété d’une division de l’Armée populaire de libération, jusqu’alors focalisée sur les semi-conducteurs et les circuits imprimés, elle se lançait elle aussi dans la valse solaire.</p>
<p>A l’extérieur : de nombreux dortoirs, des terrains de basket, une belle route bitumée à quatre voies. A l’intérieur : des dizaines de machines italiennes, suisses, japonaises ou allemandes dernier cri, encore sous plastique. De très jeunes ingénieurs shanghaiens s’amusaient à les apprivoiser. Cette usine nouvelle de polysilicone jouxtait une autre unité de Tian Wei New Energy employant 1000 jeunes ouvriers dociles à 1000 yuans par mois (120 euros), et délestant ses déchets solides dans un terrain vague. L’armée et l’Etat s’apprêtaient donc à entrer en concurrence, sur le terrain du photovoltaïque.</p>
<h3>Le temps des regrets ?</h3>
<p>A l’époque du sommet de Copenhague contre le réchauffement climatique, fin 2009, certaines ONG financées par des industriels comme The Climate Group, de Tony Blair, ont poussé sans relâche les puissances occidentales à favoriser les transferts massifs de technologies vertes vers les pays en voie de développement prêts à les acheter, sous prétexte de réduire leurs propres émissions de carbone. Ce qui a permis aux industriels chinois d’atteindre très rapidement leurs objectifs de production et d&#8217;inonder le marché mondial, aujourd’hui ralenti par la suppression des subventions à l’installation comme en France ou en Grande-Bretagne.</p>
<p>«<em> Confrontée à la surproduction, l’industrie chinoise, forte de 35 producteurs, devrait n’en conserver que 4 d’ici trois ans </em>», spéculent même des analystes du cabinet Macquarie. Mais c’est sans compter sur le marché domestique naissant du photovoltaïque, désormais officiellement fermé aux investisseurs étrangers. L’Administration chinoise de l’énergie a annoncé une hausse de 50 % des objectifs d’installations de panneaux solaires dans le pays, pour atteindre une capacité de 15 GW d’ici 2015.</p>
<p>Mais pour avoir chamboulé les hégémonies allemande et américaine, le pays peut tout de même se targuer d’avoir garanti l’accès à cette énergie verte au plus grand nombre. Comme en Inde, où l’usage du solaire chinois se généralise à mesure que son prix se rapproche de celui de l’essence.</p>
<p>Les Américains ne sont pas de cet avis. La très officielle Commission américaine pour le commerce international vient de reconnaître que l’industrie solaire chinoise, par ses subventions étatiques massives, avait sciemment violé les règles de l’Organisation mondiale du commerce et mis en péril sa propre industrie. Craignant des sanctions fiscales imminentes de la part de l’administration Obama, les bureaux de représentation aux Etats-Unis des fabricants solaires chinois tentent coûte que coûte d’importer une quantité optimale de leurs marchandises.</p>
<p>Le 21 décembre, le géant Suntech Power a déposé 77 containers de panneaux solaires sur le sol américain. Du jamais vu. Trina Solar, un autre fabricant chinois, lui aussi d’Etat, dopait ses livraisons de 209 % en décembre. Et tous deux s’apprêtent à louer des hangars de stockage supplémentaires, laissant présager de nouveaux arrivages.</p>
<p>Cette prise de conscience tardive de l’Occident, désemparé face à son industrie solaire sinistrée, pourrait bien s’élargir au secteur éolien, qui emprunte le même chemin.  Propriété de l’Etat chinois,<em> </em>Sinovel vient de vendre 23 éoliennes au Brésil et devra honorer des commandes en Australie, en Grèce, en Irlande ou dans le Massachusetts, avec pour objectif de dominer le marché mondial d’ici 2015.</p>
<p>Dans le même temps, l’espagnol Gomesa délocalise 70 % de sa production d’éoliennes vers la Chine, pour diminuer ses coûts de production. Le danois Vestas, leader historique de l’éolien, est passé de 180 millions d’euros de bénéfices en 2010 à 60 millions d’euros de pertes l’année suivante. Et il vient d’annoncer 2335 suppressions d’emplois…</p>
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		<title>Humour chinois</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 22:37:23 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[10 000 commentaires, 53 000 &#8220;retweets&#8221;: voici une plaisanterie très populaire en ce moment sur la toile chinoise. Et chacun, là-haut, en prend pour son grade. &#8220;La Commission de réforme et du plan déclare que sans compter les taxes, l&#8217;essence est moins chère en Chine qu&#8217;aux Etats-Unis. Les entreprises immobilières déclarent que sans compter le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>10 000 commentaires, 53 000 &#8220;retweets&#8221;: voici une plaisanterie très populaire en ce moment sur la toile chinoise. Et chacun, là-haut, en prend pour son grade.</p>
<p>&#8220;La Commission de réforme et du plan déclare que sans compter les taxes, l&#8217;essence est moins chère en Chine qu&#8217;aux Etats-Unis. Les entreprises immobilières déclarent que sans compter le prix du terrain, l&#8217;immobilier est très bon marché. La commission de contrôle de la discipline affirme que sans compter les fonctionnaires corrompus, les services publics chinois sont les plus honnêtes du monde. La croix rouge déclare que sans compter les détournements, la gestion de la charité chinoise est la meilleure. Le bureau de supervision de la qualité souligne que sans compter les profiteurs, la sécurité alimentaire est excellente en Chine. Mais c&#8217;est le bureau de la statistique qui émet le jugement le plus réaliste : sans compter le peuple, les Chinois sont les plus heureux du monde&#8221;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>发改委说：如不含税，中国油价低于美国。房企立刻表白：如不含地价，中国房价最低。纪检委说：不计贪官，中国公务员最廉洁。红十字会声明：不含挪用，中国善款管理最好。质监局强调：如没奸商，中国食品最安全。统计局说法最切实际：如不含老百姓，中国人生活最幸福。</p>
<p>Elle a été dénichée ce matin sur Weibo et traduite par le camarade Renaud de Spens, grand observateur de la société chinoise, notamment à travers ses réseaux sociaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Un dragon à la campagne</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 22:33:36 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Chaque année, au terme d’un long périple, en train ou à moto, la main d’oeuvre bon marché peuplant les usines de la riche province du Guangdong retourne à la campagne. Au menu: dix jours de libations et de retrouvailles pleines de tendresse, dans ces maisons proprettes de l’extérieur mais toutes “grise-ciment” à l’intérieur, érigées au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jordanpouille.com/2012/01/23/bonne-annee-du-dragon-bis/"><em>Click here to view the embedded video.</em></a></p>
<p>Chaque année, au terme d’un long périple, en train ou à moto, la main d’oeuvre bon marché peuplant les usines de la riche province du Guangdong retourne à la campagne. Au menu: dix jours de libations et de retrouvailles pleines de tendresse, dans ces maisons proprettes de l’extérieur mais toutes “grise-ciment” à l’intérieur, érigées au terme d’années de sacrifices familiaux, de travail acharné et de privations.</p>
<p><strong>Une vie meilleure</strong></p>
<p>La forte hausse du coût du travail à la chaîne a certes poussé un paquet d’industriels à délocaliser vers le &#8220;tiers-monde&#8221; de la Chine, à l&#8217;Ouest, mais a aussi permis de <strong>réduire l’écart de richesses entre les citadins et les ruraux. </strong>Vendredi, le Bureau National des Statistiques nous révélait le revenu annuel moyen par habitant: 6977 yuans à la campagne (=843 euros) contre 21810 yuans à la ville (=2647 euros), en 2011.</p>
<p>Ce qui veut dire dire que le revenu moyen en ville est 3,13 fois plus élevé qu’à la campagne. En 2010, c’était 3,23, contre 3,33 en 2009. Cette enquête a été réalisée chez 74 000 foyers ruraux et 66 000 foyers urbains. C&#8217;est donc une bonne nouvelle mais si la Chine ne publie plus son indice de Gini depuis 10 ans: cet indice de développement qui s&#8217;intéresse à la répartition des richesses.</p>
<p><strong>Une Chine majoritairement urbaine</strong></p>
<p>Dans le même temps, fin 2011, <strong>la population urbaine a comme prévu dépassé la population rurale</strong> en volume: 690.79 millions d’urbains (+21 millions sur un an) contre 656.56 millions de ruraux (-14.56 millions sur un an).</p>
<p>Pour conclure, voici une dernière vidéo que j’avais réalisée en 2009 pour illustrer concrètement le contraste entre la vie des paysans du Hubei chez qui j&#8217;avais dormi et celle des urbains de Shanghai où je vivais, au début de ma correspondance. Le clip a été monté par Laurent Salipante, chez LaTéléLibre. En 2012, et même si le ratio démographique ville/campagne a beaucoup évolué, ce film conserve encore tout son sens !</p>
<p><a href="http://www.jordanpouille.com/2012/01/23/bonne-annee-du-dragon-bis/"><em>Click here to view the embedded video.</em></a></p>
<p>- relire mon reportage LaVie<a href="http://www.jordanpouille.com/wp-content/uploads/2010/12/foxconn-.pdf"> ici</a>, où les 300 000 ouvriers de Foxconn Shenzhen qui fabriquent l’Iphone, gagnent désormais plus de 3200 yuans par mois.</p>
<p>- confrontés du coup à une hausse importante du prix de la main d&#8217;oeuvre, Foxconn a délocalisé une partie de sa production à Chengdu dans le Sichuan. Lire <a href="http://www.usinenouvelle.com/article/bienvenue-a-ipad-city.N160199">mon reportage Usine Nouvelle</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Bonne année du dragon ! (Metro international)</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 20:52:03 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Edition originale ci dessus. Le texte a été rédigé en anglais par mes soins.  L&#8217;édition moscovite l&#8217;a retenue et puis traduite dans la langue.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jordanpouille.com/wp-content/uploads/2012/01/metro-jordan-pouille-chinese-new-year.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2843" title="metro jordan pouille chinese new year" src="http://www.jordanpouille.com/wp-content/uploads/2012/01/metro-jordan-pouille-chinese-new-year.jpg" alt="" width="489" height="684" /></a></p>
<p>Edition originale ci dessus. Le texte a été rédigé en anglais par mes soins.  L&#8217;édition moscovite l&#8217;a retenue et puis traduite dans la langue.</p>
<p><a href="http://www.jordanpouille.com/wp-content/uploads/2012/01/Capture-d’écran-2012-01-24-à-01.16.51.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2860" title="Capture d’écran 2012-01-24 à 01.16.51" src="http://www.jordanpouille.com/wp-content/uploads/2012/01/Capture-d’écran-2012-01-24-à-01.16.51.jpg" alt="" width="601" height="795" /></a></p>
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		<title>Entretien avec Chan Koonchung (Mediapart)</title>
		<link>http://www.jordanpouille.com/2012/01/19/entretien-avec-chan-koonchung-mediapart/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 17:53:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[mediapart]]></category>
		<category><![CDATA[video]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai rencontré Chan Koonchung en novembre dernier, dans un café de l&#8217;imposant centre commercial The Place (世贸天阶) à Pékin. Pendant 01h30, nous avons parlé de la société chinoise, du Parti unique et l&#8217;un des sports du régime: la réécriture de l&#8217;histoire et de la mémoire collective. Son roman, &#8220;Les années fastes&#8221;, sort ce mois-ci en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jordanpouille.com/2012/01/19/entretien-avec-chan-koonchung-mediapart/"><em>Click here to view the embedded video.</em></a></p>
<p>J&#8217;ai rencontré Chan Koonchung en novembre dernier, dans un café de l&#8217;imposant centre commercial <em><a href="http://www.google.fr/search?hl=en&amp;cp=4&amp;gs_id=4x&amp;xhr=t&amp;q=世贸天阶&amp;pq=the+place+mall+chinese+beijing&amp;safe=off&amp;gs_sm=&amp;gs_upl=&amp;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_cp.,cf.osb&amp;biw=1212&amp;bih=712&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;tbm=isch&amp;source=og&amp;sa=N&amp;tab=wi&amp;ei=7nQYT-WdAYns0gG-1sjnCw">The Place</a> </em>(世贸天阶) à Pékin. Pendant 01h30, nous avons parlé de la société chinoise, du Parti unique et l&#8217;un des sports du régime: la réécriture de l&#8217;histoire et de la mémoire collective. Son roman, <a href="http://www.amazon.fr/années-fastes-Chan-Koonchung/dp/2246779812">&#8220;Les années fastes&#8221;</a>, sort ce mois-ci en France.</p>
<p>Voici la critique de Dominique Conil. Cette modeste vidéo accompagne <a href="http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/160112/chan-koonchung-quand-la-chine-planera?onglet=commentaires">son beau papier.</a></p>
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		<title>Taiwan: le président pro-Pékin réélu</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 21:18:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi, les Taiwanais avaient une chance, comme les Français en 2007, d&#8217;élire la première femme président. N&#8217;en déplaise à Tsai Ing Wen, la candidate du Parti Démocratique Progressiste, ils ont finalement préféré reconduire Ma Ying Jéou pour quatre ans. Ce juriste de 61 ans formé aux Etats-Unis est connu pour son pragmatisme avec Pékin mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi, les Taiwanais avaient une chance, comme les Français en 2007, d&#8217;élire la première femme président. N&#8217;en déplaise à Tsai Ing Wen, la candidate du Parti Démocratique Progressiste, ils ont finalement préféré reconduire <a href="http://www.euronews.net/2012/01/14/taiwan-re-elects-president-endorsing-china-policy/">Ma Ying Jéou </a>pour quatre ans.</p>
<p>Ce juriste de 61 ans formé aux Etats-Unis est connu pour son pragmatisme avec Pékin mais aussi et surtout dans le contexte actuel, pour son volontarisme économique et son image de &#8220;monsieur propre&#8221;, prétendant lutter contre la corruption. Et puis Ma Ying Jéou est le chouchou des hommes d&#8217;affaires taïwanais: le premier duquel s&#8217;appelle Terry Gou, président-fondateur de Foxcon (le fournisseur d&#8217;Apple) ayant construit toutes ses méga-usines en Chine depuis vingt ans.</p>
<p>D&#8217;autres observations:</p>
<p>- Comme Taiwan n&#8217;est reconnu que par une poignée de micro-pays (fin 2008, le Malawi a rompu ses liens diplomatiques avec Taipei, au profit de Pékin), les taïwanais souhaitant choisir leur président n&#8217;ont  eu d&#8217;autre choix que de retourner au pays &#8211; faute d&#8217;ambassade- pour aller à l&#8217;isoloir. On parle ainsi de 180 000 hommes d&#8217;affaires taïwanais basés en Chine s&#8217;étant déplacés pour accomplir leur devoir civique.</p>
<p>- A Pékin, c&#8217;est en chuchotant qu&#8217;on parle de politique. Alors il doit être fascinant pour un Chinois (ou un journaliste étranger) en guoguette à Taiwan d&#8217;entendre parler politique en pleine rue !</p>
<p>- Toutefois, les touristes présents à Taiwan pendant les élections ont été sommés par les autorités de Pékin, de rester cloitrés dans leurs chambre d&#8217;hôtel tout le samedi. On suppose tout de même qu&#8217;ils ont pu assister à l&#8217;effervescence électorale grâce à la télévision.</p>
<p>- Une pierre deux coups: les Taiwanais ont aussi voté pour les législatives. Le parti du président, le KMT, est toujours majoritaire mais il partage d&#8217;avantage de sièges avec l&#8217;opposition.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Historique ! Les pandas débarquent à Beauval</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 18:01:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[societe]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est un évènement &#8220;historique&#8221; puisque Le Parisien y a dépêché son envoyé spécial. Deux pandas du Sichuan ont quitté la Chine samedi soir et arrivent ce dimanche 15 janvier à 11h30 sur le tarmac de l&#8217;aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Escorté par la gendarmerie et la Garde républicaine, ils vont séjourner au Zoo de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est un évènement &#8220;historique&#8221; puisque Le Parisien y a dépêché son envoyé spécial. Deux pandas du Sichuan ont quitté la Chine samedi soir et arrivent ce dimanche 15 janvier à 11h30 sur le tarmac de l&#8217;aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Escorté par la gendarmerie et la Garde républicaine, ils vont séjourner au Zoo de Beauval pendant dix ans.</p>
<p>Comme Bing Xing et Hua Zuiba pour le zoo de Madrid en 2007, ces deux pandas-là ont couté bonbon à la France et ont fait l&#8217;objet, pendant cinq ans, de tractations incessantes au plus haut. Ces grosse bêtes mignonnes et paresseuses seront quand même un joli cadeau pour les enfants et une formidable opportunité économique pour le Loir-et-Cher.</p>
<p>Yuan Zai et Huan Huan, originaires de Chengdu dans le Sichuan, pèsent tous les deux plus de 80 kilos et mangent 35 kilos de bambou chacun, les goinfres ! Tian Tian et Yang Guang, les pandas d&#8217;Edimbourg en Ecosse sont nourris à 85% par du Bambou poussant en Allemagne. Quid de Beauval?</p>
<p>Yuan Zai est mâle. Huan Huan est femelle. Si ces petits oursons finissent par faire des bébés en France, ceux-ci devront obligatoirement rejoindre le sol chinois (et ce n&#8217;est pas Claude Guéant qui est derrière cette règle). Beauval est le neuvième zoo de la planète à jouir de pandas prêtés par la Chine. Le transporteur Fedex fait sa pub en offrant le transport aérien direct entre Chengdu et Roissy Charles de Gaulle, sur un Boeing rebaptisé &#8220;Panda Express&#8221; pour l&#8217;occasion.</p>
<p>Pour des raisons de sécurité et pour éviter de stresser les pandas, aucune réception publique n&#8217;est prévue sur le tarmac français. Mais FedEx propose de suivre le périple des deux animaux sur le site suivant: http://blog.fedex.com/panda-express-france</p>
<p>Quand tout va mal, le panda, gentil et mignon, est un bel outil de &#8220;soft power&#8221; à l&#8217;étranger et le meilleurs moyen d&#8217;éviter les sujets &#8220;sensibles&#8221; dans les médias chinois. Une grève massive ? Le panda a fait son plus beau caca devant les caméras de CCTV. Des émeutes paysannes? Le panda a fait des petits, rapporte en Une le Quotidien du Peuple.</p>
<p>Mais revenons à nos pandas &#8220;français&#8221;. Parce qu&#8217;ils auront besoin de repos après leur long voyage, ils ne seront visibles au public qu&#8217;à partir du 11 février. J&#8217;imagine déjà à l&#8217;entrée du zoo la petite boutique de souvenirs à l&#8217;effigie du panda. Attention, chers consommateurs, je vous aurai prévenu: le mignon bonnet synthétique en forme de panda pour lequel vous succomberez forcément, ne coûte à Pékin qu&#8217;une poignée de yuans.</p>
<p><a href="http://www.jordanpouille.com/2012/01/14/les-pandas-arrivent-dimanche-a-beauval/"><em>Click here to view the embedded video.</em></a></p>
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		<title>La CCTV s&#8217;installe en Afrique</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 13:40:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[medias]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[On connaissait les ateliers de journalisme offerts par la Chine aux reporters congolais, le partenariat &#8220;stratégique&#8221; entre l&#8217;agence de presse chinoise Xinhua et Fraternité Matin ( le principal groupe de presse ivoirien) et puis ces forums annuels des médias africains à Pékin. Désormais, le rayonnement du journalisme à la chinoise passe un nouveau cap en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2778" class="wp-caption aligncenter" style="width: 207px"><a href="http://www.jordanpouille.com/wp-content/uploads/2012/01/image1307537834_85.jpg"><img class="size-full wp-image-2778" title="image1307537834_85" src="http://www.jordanpouille.com/wp-content/uploads/2012/01/image1307537834_85.jpg" alt="" width="207" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">analytics.in.ua</p></div>
<p>On connaissait les ateliers de journalisme offerts par la Chine aux reporters congolais, le partenariat &#8220;stratégique&#8221; entre l&#8217;agence de presse chinoise Xinhua et Fraternité Matin ( le principal groupe de presse ivoirien) et puis ces forums annuels des médias africains à Pékin.</p>
<p>Désormais, le rayonnement du journalisme à la chinoise passe un nouveau cap en Afrique, avec le lancement mercredi d&#8217;une chaine CCTV destinée aux Africains !  Depuis le QG de Nairobi, la capitale kenyane, les informations les concernant seront distillées en anglais. Entre deux reportages sur l&#8217;avancée d&#8217;un joli chantier à Dakar ou d&#8217;une belle autoroute en Algérie, attendons nous à davantage d&#8217;images de poignées de mains entre chefs d&#8217;Etats africains et officiels chinois: ce dont les téléspectateurs chinois sont déjà abreuvés au quotidien, convaincus que la Chinafrique est une belle histoire d&#8217;amour.</p>
<p>Mais c&#8217;est la première fois que la CCTV ouvre sa propre rédaction en dehors du territoire national, soit 30 Kenyans, 20 Chinois de Pékin et 1 américain + des reporters basés dans au moins six pays du continent africain d&#8217;après un confrère proche du média chinois d&#8217;Etat. Finalement, espérons qu&#8217;un partenariat solide s&#8217;en suivra et que les journalistes africains seront présents en nombre dans l&#8217;Empire du Milieu, ce qui n&#8217;est pas le cas&#8230;</p>
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		<title>La croissance chinoise cache ses pauvres</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 21:52:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[economie]]></category>
		<category><![CDATA[societe]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un document intéressant, un petit scan d&#8217;une étude d&#8217;Athar Hussain, sur la pauvreté urbaine chinoise. Il montre que la pauvreté n&#8217;est pas là où on l&#8217;attend. Ainsi Tianjin, ville prospère à 180 kms de Pékin et seulement 30 minutes par le train rapide affiche un &#8220;taux de pauvreté&#8221; au dessus de la moyenne. Ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jordanpouille.com/wp-content/uploads/2012/01/Capture-d’écran-2012-01-12-à-22.43.511.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2762" title="Capture d’écran 2012-01-12 à 22.43.51" src="http://www.jordanpouille.com/wp-content/uploads/2012/01/Capture-d’écran-2012-01-12-à-22.43.511.png" alt="" width="620" height="279" /></a>Voici un document intéressant, un petit scan d&#8217;une étude d&#8217;Athar Hussain, sur la pauvreté urbaine chinoise.</p>
<p>Il montre que la pauvreté n&#8217;est pas là où on l&#8217;attend. Ainsi Tianjin, ville prospère à 180 kms de Pékin et seulement 30 minutes par le train rapide affiche un &#8220;taux de pauvreté&#8221; au dessus de la moyenne. Ou même en Mongolie Intérieure ou dans le Shaanxi, deux provinces qui carburent à leurs réserves phénoménales de charbon et qui connaissent les plus fortes croissances en Chine, ont toujours un taux de pauvreté parmi les plus élevés. Cela montre que les provinces mènent une politique différente de lutte contre la pauvreté. Et aussi que le modèle socialiste chinois continue de creuser à coup de pelleteuses les écarts de richesse au sein de la population.</p>
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