Voici, dénichée sur la toile, une discussion intéressante, chaleureuse entre journalistes sinologues et lecteurs organisée par la Scam (Société civile des auteurs multimédia) le 07 février dernier. Cela me fait beaucoup penser aux “talks” anglophones organisées par les membres du FCCC (Club des correspondants étrangers) à Pékin dans l’auditorium du 798 ou ailleurs. Vous pouvez passez les 5 premières minutes de cette longue vidéo car le débat devient véritablement passionnant à partir de la soixantième minute.
http://www.dailymotion.com/videoxgyoe1
Quelques extraits:
Caroline Puel (Le Point)
“Les Chinois ont envie qu’on les comprenne mais ont le sentiment que ce n’est pas le cas. Je pense qu’il faut être vigilant sans être naif, sur la réponse que l’on veut donner à l’apparition de la Chine sur l’échiquier mondial. Toute leur histoire a montré qu’ils ont toujours vécu en vase clos sauf épisodes brutaux et imposés. Il ne faut pas qu’on se referme dans un réflexe de peur mais qu’à l’inverse il faut pouvoir y répondre de manière constructive. Ce sont des joueurs de go: ils remplissent les espaces vides. C’est ce qu’on voit en Afrique et en Amerique Latine. Que va-t-il se passer avec l’Europe? Il faut avoir confiance en nous et être capable d’entretenir un dialogue apaisé. Car il y a le risque d’un repli de la Chine sur son marché intérieur mais aussi sur la zone Asie du Sud-Est ou les pays émergents (Bric)”.
“On est dans cette période un peu transitoire où il est grand temps de se mettre autour d’une table et de parler des vrais enjeux, au lendemain de la crise”.
Les trente ans qui ont changé la Chine Caroline Puel (2011)
Philippe Massonnet (AFP):
“Sur le repli je n’y crois pas. On voit que la Chine va pas seulement vers l’occident mais dans tous les sens. Les besoins de la Chine pour se développer sont tels aujourd’hui (la Chine a 8% des terres arables mondiales mais doit nourrir 20% de la population mondiale). Ils ont tout simplement besoin de chercher ailleurs ce qu’ils n’ont pas chez eux.
Les instances de concertation mondiales sont là et la Chine est déjà au centre des discussions. C’est là que les fameuses tables rondes se feront. Il faut arriver à trouver le bon dosage de partenariat, fermeté et réciprocité avec la Chine, qui parle toujours de “gagnant-gagnant”.
1h14: dans le public, quelqu’un parle des progrès scientifiques en Chine. Pourquoi n’ont ils pas de prix nobel en la matière?
1h17: le rôle de diaspora, les chinois d’outre mer de plus en plus fiers d’être chinois.
etc…
Prochaine rencontre
> samedi 30 avril à 19 heures
au Musée du Quai Branly à propos de Gaza.